A fin octobre 2024, Assala Gabon, le désormais producteur de pétrole pour le compte de l’Etat gabonais revendique une production de 55 606 barils de pétrole/jour. Ce chiffre a été révélé par le top management de l’entreprise le 29 octobre au cours d’une visite du président de Transition Brice Clotaire Oligui Nguema au terminal pétrolier de Gamba dans la province de L'Ogooué Maritime. En l’espace de 4 mois, cette production est en hausse de 3 606 barils (+7%) par rapport aux 52 000 qu’affichait Assala Energy, filiale pétro-gazière du fonds de pensions américain Carlyle au moment de la finalisation du processus de rachat de ses actifs par la compagnie pétrolière nationale Gabon Oil Company (GOC) le 21 juin 2024.
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A l’observation, la production mensuelle d’Assala a progressé en moyenne de 1 000 barils/jours sous fonds d’un climat délétère caractérisé par les revendications des employés. « Nous n’avons droit à rien Monsieur le président. Pas de plan de carrière vu le genre de contrat qui nous est soumis : contrat de deux semaines, contrat d’un mois, contrat de trois mois au meilleur des cas, contrat d’un an. Comment pouvez-vous construire un avenir meilleur pour nous et nos enfants dans ces conditions », a dénoncé le porte-parole face au président gabonais.
Pour Marcellin Simba Ngabi, l’Administrateur Directeur général d’Assala, la prise de contrôle de 25% de la production pétrolière nationale du Gabon permet à l’entreprise à capitaux publics de consolider la place de l’Etat dans un secteur autrefois dominé par les acteurs internationaux. De fait, « l’Etat gabonais devient deuxième producteur avec une capacité de 75 000 barils/jour », a-t-il signifié.
Au-delà des avancées enregistrées, le top management appelle à une augmentation de la production dans la mesure où, il s'observe pour le moment, un écart de plus de 18 000 barils comparés à la capacité de production de l’entreprise. L'ADG est rejoint dans cette posture par Brice Clotaire Oligui Nguema qui exhorte les employés à plus de patience pour trouver des solutions aux plaintes formulées. « Je comprends les changements que vous attendez et nous devons y arriver ensemble mais soyons patients. C’est juste la patience. Nous avons acheté Assala il y a combien de mois ? Vous pensez que tous ces problèmes que vous évoquez ici, on peut les résoudre en l’espace de 10 mois ? Nous avons acheté Assala, c’est pour relever les défis et pour y arriver, il faut produire plus, il faut travailler en synergie, il faut créer ce lien entre le chef et les ouvriers », a-t-il déclaré.
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Pour rappel, c’est le 1er juillet 2024 que le chef de l'État gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement reçu l'acte de rachat de la société pétrolière Assala energy, tout en annonçant le déblocage complet des 648 milliards de Fcfa nécessaires pour l’opération. Une transaction stratégique pour ce pays de la Cemac dont le pétrole représente 60% des recettes fiscales et 80% des revenus d'exportation. Et d’après les projections de la Banque des Etats de l‘Afrique centrale (Beac), Banque commune aux 06 Etats de la Cemac (Cameroun, Gabon, Congo, RCA, Tchad et Guinée équatoriale) la Cemac enregistrerait une production pétrolière de 40,3 millions de barils à fin 2024, projetée en hausse de 1 million de baril. Elle serait principalement portée par le Gabon avec 11,4 millions de barils (28,3%) et le Congo (33,3%).








