Le groupe énergétique américain Chevron, a approuvé la décision finale d’investissement (FID) d’environ 690 millions de dollars (soit 386,2 milliards FCFA) pour le projet de monétisation du gaz du champ offshore d’Aseng, au large de la Guinée équatoriale, selon Offshore Energy et World Oil. La décision, annoncée début avril 2026, fait suite aux accords signés en septembre 2025 avec l’État équato-guinéen et reste conditionnée aux approbations réglementaires finales. « L’accord a permis de confirmer les termes fiscaux et commerciaux nécessaires à la prise de décision finale », a indiqué Jim Swartz, président-directeur général de Chevron pour le Nigeria et l’Afrique centrale.
Le projet, opéré par Noble Energy EG Ltd., filiale de Chevron, vise à développer les ressources gazières associées au champ d’Aseng, avec des réserves estimées de 39 milliards de mètres cubes, en s’appuyant sur des infrastructures intermédiaires existantes. Cette configuration technique permet, d’après l’opérateur, de réduire les coûts d’investissement et d’accélérer les délais de mise en production, tout en optimisant l’efficacité du capital engagé. L’approche s’inscrit dans une logique de valorisation de gaz jusque-là sous-exploité, dans un contexte de recherche de rentabilité accrue des actifs matures.
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Selon les informations officielles, ce développement devrait contribuer à prolonger les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) de la Guinée équatoriale jusqu’au milieu des années 2030. Il vise également à consolider la position du pays sur les marchés internationaux du gaz, tout en soutenant la stabilité de ses revenus d’exportation. Le projet pourrait, par ailleurs, catalyser de nouveaux investissements dans le portefeuille régional de Chevron, notamment sur les champs d’Alen (bloc O) et transfrontalier Yoyo-Yolanda, ainsi que sur les blocs d’exploration EG-06 et EG-11.
Présent en Guinée équatoriale depuis près de trente ans, Chevron détient des participations dans plusieurs actifs stratégiques, dont les blocs O et I, ainsi que des intérêts non opérés dans le contrat de partage de production Alba et les installations associées. La décision d’investissement sur Aseng intervient dans un contexte de repositionnement progressif du pays vers le gaz, afin de compenser le déclin de la production pétrolière et de maintenir ses capacités d’exportation énergétique à moyen terme.
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