George Maxwell, PDG de Vaalco Energy, société cotée à New York, a confirmé que le forage du champ offshore Venus, annoncé depuis 2022 après l’approbation du plan de développement par le gouvernement de Guinée équatoriale, est désormais prévu après 2026. Lors de la conférence des investisseurs d’automne 2025 de Lytham Partners aux Etats Unis à fin septembre, le dirigeant a précisé que la phase d’étude technique détaillée (FEED) est en voie d’achèvement et que la décision finale d’investissement (FID) interviendra d’ici la fin de 2025. « En Guinée équatoriale, nous avons une opportunité de développement importante, que nous étudions actuellement par le biais de la FEED et de la FID au cours des prochains mois », a-t-il déclaré.
Ce projet, attendu depuis plus de trois ans, avance par étapes. Vaalco a d’abord achevé en 2021 l’étude de faisabilité du développement autonome du champ Venus, avant l’approbation officielle du plan de développement (Plan of Development, POD) par Malabo en septembre 2022. Le 22 mars 2024, la compagnie a signé le troisième amendement de l’accord de coentreprise (JOA) sur le bloc P, confirmant les termes de coopération avec son partenaire local Gepetrol. Le contrat de partage de production (PSC) prévoit une durée de 25 ans à compter du premier baril produit. Selon les données techniques de Vaalco, tous les puits déjà forés sur ce bloc ont révélé des indices de pétrole ou des sables pétrolifères, confirmant le potentiel du site. D’après les premières évaluations, le développement devrait concerner dans un premier temps deux puits, pour un investissement global estimé à 310 millions de dollars, soit environ 190 milliards FCFA, sur un gisement évalué à 84 millions de barils.
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Le champ Venus, une fois mis en production, pourrait délivrer jusqu’à 20 000 barils par jour, permettant à Vaalco — qui détient 96 % d’intérêts économiques sur le bloc P— de consolider sa présence régionale et à la Guinée équatoriale de renforcer son offre pétrolière. Le pays, plus petit producteur de l’OPEP avec une capacité d’environ 60 000 barils/jour selon le dernier rapport de l’organisation, a récemment lancé la promotion de 24 blocs offshore et onshore pour attirer de nouveaux investisseurs. La mobilisation des majors comme Chevron ou ConocoPhillips confirme la nouvelle dynamique concurrentielle du marché équato-guinéen, où Venus est perçu comme un projet structurant et stratégique pour maintenir la vitalité du secteur.
Pour Vaalco Energy, ce projet s’inscrit dans une stratégie d’expansion et de diversification entamée depuis plusieurs années. Passée d’un opérateur mono-actif au Gabon à un producteur multi-actifs présent en Afrique et en Amérique du Nord, la société a quintuplé sa production entre 2020 et 2024, passant de 5 500 à 25 000 barils/jour. Sur le plan financier, Vaalco affiche un BAIIA ajusté (bénéfice avant intérêts, impôts, amortissements et provisions) d’environ 300 millions de dollars en 2024, soit près de 185 milliards FCFA. Avec le report du forage de Venus après 2026, Vaalco privilégie une approche prudente et maîtrisée, concentrée sur la rentabilité à long terme. Pour la Guinée équatoriale, ce projet attendu depuis 2022 symbolise à la fois la résilience du secteur pétrolier national et l’espoir d’une relance économique fondée sur la valorisation optimale de ses ressources, dans un contexte régional où les hydrocarbures demeurent le moteur de plus de 70 % du PIB.
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