La Banque mondiale a annoncé le 29 octobre dernier avoir approuvé un financement de 290 millions de dollars américains (163,6 milliards FCFA) visant à renforcer la sécurité sanitaire dans quatre pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la troisième phase du Programme de sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre (HeSP, de son acronyme anglais).
L’enveloppe comprend 280 millions de dollars de dons et crédits de l’Association internationale de développement (IDA), complétée par 10 millions du Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF). Le projet bénéficiera au Cameroun, à la République centrafricaine, à la République du Congo, au Tchad, ainsi qu’à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
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Concrètement, le programme vise à accroître la collaboration régionale et à renforcer les capacités des systèmes de santé en matière de prévention, de détection et de réponse aux urgences sanitaires, notamment pour les épidémies, les chocs sanitaires liés au climat et les maladies zoonotiques. Il s’appuie sur les enseignements tirés de crises passées telles qu’Ebola et la pandémie de COVID-19, et s’aligne sur les stratégies nationales de santé et les engagements mondiaux, notamment l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable.
« Le programme HeSP répond à ces besoins urgents en investissant dans la surveillance, les réseaux de laboratoires et les agents de santé de première ligne, tout en promouvant une prestation de services inclusive et résiliente. Il aidera les pays à passer d’une riposte réactive aux crises à une préparation proactive », a expliqué Trina Haque, directrice régionale pour le développement humain à la Banque mondiale.
Le programme appuiera également l’élaboration de plans d’urgence nationaux et régionaux, renforcera les systèmes de laboratoires et de surveillance, et développera la formation des professionnels de santé, notamment des femmes, en épidémiologie et en sciences vétérinaires.
Rappelons que le programme HeSP s’inscrit dans une approche programmatique à phases multiples, dotée d’une enveloppe de financement totale de 688 millions de dollars, couvrant huit pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.










