La coopération financière entre l'Afrique centrale et l'Afrique de l'Ouest franchit un nouveau cap. Réunis le 6 juillet au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, à Libreville, la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (Cosumaf), la Conférence interafricaine des marchés d'assurances (Cima) et l'Autorité des marchés financiers de l'Union monétaire ouest-africaine (Amf-Umoa) ont signé une convention de coopération.
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L'accord établit un cadre permanent de collaboration entre les trois institutions : partage d'informations, assistance technique mutuelle, rapprochement des pratiques de régulation et de supervision. Les signataires souhaitent également identifier des réformes et des instruments financiers capables d'orienter davantage l'épargne domestique et celle de la diaspora vers le financement de l'économie productive.
Les trois régulateurs ne couvrent pas le même périmètre géographique. La Cosumaf supervise les six États de la Cemac, l'Amf-Umoa les huit pays de l'Uemoa, tandis que la Cima régule le secteur des assurances dans quatorze pays de la zone franc. Réunies, ces trois autorités couvrent ainsi l'essentiel de l'Afrique subsaharienne francophone.
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La convention a été signée lors d'un atelier régional consacré au thème « Mobiliser l'épargne au service de l'économie réelle », organisé sous le Haut Parrainage du ministre gabonais de l'Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Thierry Minko. Selon le président de la Cosumaf, Jacqueline Adiaba-Nkémbé : « le problème n'est pas le manque d'épargne dans la région, mais l'absence de canaux capables de la transformer en investissement productif. Un défi qu'aucun régulateur ne peut relever isolément. »
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Concrètement, la convention ne crée pas encore de nouveaux produits d'investissement accessibles aux ménages ou à la diaspora. Elle pose le cadre de coopération entre les trois régulateurs, qui devront ensuite travailler ensemble à l'harmonisation de leurs pratiques et à l'identification de réformes concrètes. Les produits que les épargnants pourraient effectivement utiliser restent donc à construire dans les mois et années à venir.
Par Inès Marie Nga (Stagiaire)

