Le 21 mars dernier, le Zambien Samuel Munzele Maimbo, candidat à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) a rencontré Joseph Dion Ngute, Premier ministre camerounais. Cette rencontre, tenue en présence du président du conseil d’administration de l’Autorité fiscale zambienne, Caleb Fundanga, avait pour but de présenter au chef du gouvernement la vision du futur président de la BAD et solliciter le soutien du président de la République du Cameroun envers sa candidature dans le cadre des élections à venir (le 29 mai 2025).
À 52 ans, Samuel Munzele Maimbo, est doté de près de 30 ans d’expérience dans le développement, les marchés financiers, la mobilisation des ressources et la planification stratégique, dont 23 ans au sein de la Banque mondiale. Actuel vice-président chargé du budget, de l'évaluation des performances et de la planification stratégique à la Banque mondiale, il a décliné ses priorités en 2 principaux points que sont : l’efficacité de la BAD et l’employabilité inclusive. « Nous devons relever les défis que nous avons en matière de gestion financière à travers le continent, créer des emplois durables, dignes, respectueux de chacun d’entre nous. Ces deux piliers nécessiteront une Banque africaine de développement qui soit gérée comme une institution professionnelle de classe mondiale », a-t-il exprimé face aux médias locaux.
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Sur le premier point, Samuel Munzele Maimbo ambitionne d'optimiser les opérations au sein de la BAD en faisant passer les procédures financières de neuf à un mois, renforçant les partenariats avec le secteur public, le secteur privé et les institutions mondiales de développement entre autres. L’objectif étant de garantir un soutien client plus rapide et réactif. Pour ce faire, il annonce que, sous sa gouvernance, le personnel de la BAD sera plus autonome afin de prendre rapidement des mesures pour résoudre les problèmes auxquels ils font face. Pour réduire le taux de chômage, le candidat promet de faire des industries créatives un moteur d'emploi pour les jeunes, les femmes et les communautés mal desservies.
Intégration régionale
Un autre point majeur de la campagne du candidat zambien est le développement économique du continent par le biais du commerce. Afin de mieux positionner l’Afrique sur l’échiquier du commerce international, Samuel Munzele Maimbo entend renforcer les marchés, stimuler l'épargne et attirer des investissements diversifiés. « Je serai le facilitateur en chef du développement, en facilitant à la fois le savoir et le financement », soutient-il.
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Ce travail sera accompli de en 4 étapes : optimiser le marché régional, doté d’un potentiel d’1,4 milliard de clients grâce à la Zone de libre-échange continentale africaine ; faire du continent une puissance agricole mondiale, en exploitant les 60% de terres arables encore non cultivées ; accélérer l’accès à l’énergie par la promotion d’énergies durables (notamment photovoltaïque) et enfin moderniser les infrastructures pour doper la croissance et la compétitivité de l'Afrique. « Notre seul objectif devrait être de faire croître le continent et cette tâche consiste à s’assurer que nos systèmes et processus sont aussi efficaces que possible », a souligné le candidat.
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À noter que Samuel Munzele Maimbo, selon sa présentation officielle, a orchestré une reconstitution historique des ressources pour l’Association Internationale de Développement (IDA-20), mobilisant 93 milliards USD (dont plus de 70% alloués au continent africain) un an avant l’échéance (2019). Il jouit déjà du soutien d’un grand nombre de pays d’Afrique australe et de l’Est [à travers la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (Sadc) et le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa)] et devrait bénéficier du soutien des pays anglo-saxons, notamment des Etats-Unis, second actionnaire de la BAD, du Royaume-Uni et de l’Irlande, entre autres.










