Le groupe américain Qualcomm Technologies a annoncé mercredi la clôture de la troisième édition de son programme de mentorat pour startups africaines Make in Africa, une initiative visant à soutenir l’innovation technologique sur le continent dans des secteurs stratégiques tels que la santé, l’agriculture, la résilience climatique et la mobilité.
L’édition 2025 du programme a accompagné dix startups issues du Kenya, de la Tunisie, du Nigeria, du Bénin et du Sénégal, sélectionnées parmi plus de 400 candidatures provenant de 19 pays africains, selon Qualcomm. Les projets retenus s’appuient sur des technologies de pointe, notamment l’intelligence artificielle, la connectivité 4G et 5G, l’Internet des objets et les solutions énergétiques autonomes, afin de répondre à des défis locaux à fort impact économique et social.
Le programme Make in Africa, qui s’inscrit dans la Qualcomm Africa Innovation Platform, est conçu sans prise de participation au capital. Il offre aux startups un mentorat individualisé, un accompagnement commercial, des consultations techniques en ingénierie ainsi que des conseils en matière de protection de la propriété intellectuelle. Les entrepreneurs bénéficient également d’un accès gratuit à la formation en ligne L2Pro Africa, dédiée aux enjeux de licences et de brevets technologiques.
« La cohorte de cette année illustre la capacité des entrepreneurs africains à transformer des contraintes structurelles en solutions technologiques évolutives », a déclaré Elizabeth Migwalla, vice-présidente des affaires gouvernementales internationales de Qualcomm Incorporated, soulignant l’ambition du groupe d’accompagner des innovations « à fort impact social et économique ».
Les startups accompagnées couvrent un large spectre d’activités. Certaines se concentrent sur l’agriculture intelligente, avec des solutions de surveillance des cultures, de pisciculture automatisée ou de conservation des produits agricoles. D’autres développent des outils de diagnostic médical assisté par intelligence artificielle, des plateformes de rééducation virtuelle, des systèmes d’alerte climatique ou encore des solutions de mobilité électrique adaptées aux environnements urbains africains. Il s’agit de Aframend (Nigeria), AmalXR (Tunisie), Archeos (Bénin), ClimatrixAI (Nigeria), Ecobees (Tunisie), Edulytics (Sénégal), Farmer Lifeline (Kenya), Pollen Patrollers (Kenya); Solar Freeze (Kenya), et Pixii Motors (Tunisie), qui développe des scooters électriques à batteries interchangeables.
Partenaire du programme, l’Union africaine des télécommunications (UAT) a appelé à un renforcement du soutien institutionnel à ces initiatives. « L’innovation technologique est un levier clé pour le développement du continent, mais elle nécessite un engagement coordonné des gouvernements, des universités, des investisseurs et du secteur privé », a indiqué John Omo, secrétaire général de l’UAT.
À l’issue du programme, l’ensemble des startups finalistes recevra une allocation de 5 000 dollars destinée à soutenir leur développement et la protection de leurs innovations. Qualcomm a par ailleurs annoncé l’ouverture des candidatures pour l’édition Make in Africa 2026, qui mettra l’accent sur le prototypage rapide, l’intégration de l’intelligence artificielle et la collaboration open source.













