Selon les données du ministère des Finances, le Cameroun a déjà remboursé 944,8 milliards FCFA (plus de 1,4 milliard d’euros) sur les 967,4 milliards prévus au titre du Contrat de désendettement et de développement (C2D). Mis en œuvre depuis l’atteinte point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (Ppte) en 2006, ce mécanisme de conversion de dette permet à Yaoundé de payer sa dette envers la France, qui lui reverse ensuite ces sommes sous forme de dons pour financer des projets structurants sur le territoire national. « Cette démarche vise surtout à appuyer les efforts du Cameroun pour qu’il renforce son économie et atteigne une prospérité économique, en faisant fructifier son si grand potentiel » a déclaré Sylvain Riquier, Ambassadeur de France au Cameroun, l’occasion de la célébration de la fête nationale française 14 juillet 2026 à Yaoundé.
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Le ministère des Finance précise que les ressources déjà décaissées pour le financement des projets et programmes s’élèvent à 871 milliards FCFA en 20 ans, tandis que le solde disponible sur le compte du C2D à la Banques des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) s’élève à 79,2 milliards FCFA. Il ne reste plus que 22,6 milliards FCFA à rembourser avant la clôture du dispositif dont la date reste à déterminer.
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Les fonds mobilisés ont été réinvestis dans divers secteurs en l’occurrence, les infrastructures, la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de la formation professionnelle et de la gouvernance publique. Dans le détail, les ressources du C2D ont été réparties entre 22 programmes regroupés en six grands domaines d'intervention. Il s’agit notamment, des infrastructures et le développement des territoires avec plus de 339 milliards Fcfa, l'agriculture et le développement rural (222 milliards de Fcfa) et les appuis budgétaires sectoriels (128 milliards de Fcfa). En termes de retombées, ces financements ont contribué à financer des projets tels que : le barrage de Nachtigal qui injecte 420 MW, la mise en service du deuxième pont sur le Wouri, la construction de 125 ouvrages d'art ainsi que l'aménagement de 170 kilomètres de pistes rurales ainsi que des opérations d'aménagement à Douala et Yaoundé, Bafoussam, Bertoua, Garoua, Bamenda et Maroua.
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Pour rappel, l’enveloppe du C2D qui tire vers sa fin, représente près de la moitié des investissements globaux de la France au Cameroun depuis 2006. Sur cette période, Paris a injecté près de 2 milliards d’euros (environ 1 300 milliards de FCFA) dans des secteurs clés tels que la santé, l’entrepreneuriat, les infrastructures et la recherche. Par ailleurs, la France revendique avoir contribué à la création de 30 000 emplois directs, portés par l’implantation de plus de 250 entreprises françaises actives notamment dans l’énergie, la logistique et l’agroalimentaire.











