Le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu) du Cameroun a attribué deux contrats d'études techniques au cabinet Bet NTFS Sarl, pour un montant global de 199,6 millions FCFA, financé par le budget du ministère pour l'exercice 2026. Il s’agira en effet pour le cabinet, de mener des études techniques pour élaborer les textes du d’application du projet de loi régissant la propreté des villes d’une part, et d’autre part, celui régissant l’habitat au Cameroun. Chacun des projets est estimé à 99,6 millions FCFA. Délais de la prestation : six mois. A en croire l’intitulé de l’appel d’offres lancé en mars dernier, les travaux portent principalement sur : « l’élaboration du rapport de mise en œuvre ; des décrets d’application et l’organisation de l’atelier de validation desdits projets ».
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L’élaboration de ces textes s’apparente à une énième tentative de la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, de répondre aux défis persistants des villes camerounaises. En matière d’hygiène et de salubrité, les grandes métropoles peinent encore à sortir de l’ornière, malgré la tenue en mai 2025 des ''états généraux'' de la gestion des déchets urbains. Alors que ce colloque visait à formuler des solutions durables à travers une approche participative et inclusive, ses recommandations semblent lettre morte un an plus tard. Sur le plan financier, les participants s’étaient pourtant accordés sur la création d’un compte d'affectation spéciale dédié aux droits d’accises. Ce mécanisme devait garantir le transfert direct des fonds collectés sans transiter par le Compte Unique du Trésor (CUT), dont les arbitrages budgétaires continuent de privilégier d’autres urgences.
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Le constat est tout aussi alarmant en matière d’habitat, où les constructions anarchiques prolifèrent au mépris de la loi n° 2004-003 du 21 avril 2004 régissant l'urbanisme. Ce cadre réglementaire semble aujourd'hui obsolète face à l'explosion démographique galopante et, surtout, depuis l'avènement de la décentralisation en décembre 2019, qui a redéfini les compétences locales. L’écart entre la législation et la réalité du terrain se traduit régulièrement par des drames humains, les constructions hors normes étant la cause directe d'effondrements d'édifices.
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