Dans un communiqué publié le 24 avril 2026, l'agence de notation Fitch Ratings prévoit que le taux d’endettement du Cameroun poursuivra sa baisse au cours des prochaines années. Après être passé de 44,2 % du PIB en 2024 à 41,2 % en 2025, il devrait s'établir à 40,2 % d'ici 2027. En se maintenant sous la barre des 41 % du PIB, le Cameroun consoliderait sa crédibilité auprès des bailleurs de fonds internationaux, tout en conservant une marge de manœuvre confortable vis-à-vis du plafond de 70 % imposé par les critères de convergence de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), zone intégrant également le Gabon, le Tchad, le Congo, la RCA et la Guinée Équatoriale.
Selon Fitch, « la trajectoire de la dette publique est soutenue par une forte croissance nominale du PIB et des déficits fiscaux réduits. Le niveau de la dette tombera en dessous du chiffre d'avant la pandémie de 43,6 % du PIB et en dessous de la médiane « B » de 51 % du PIB que nous anticipons pour 2026-2027. Nos indicateurs de dette incluent les arriérés de plus de trois mois (1,6 % du PIB), la dette garantie par l'État (0,1 % du PIB) et la dette de la Société nationale d’hydrocarbures (Sonara) (1,9 % du PIB) ».
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En d'autres termes, la réduction progressive du déficit budgétaire permettra au Cameroun de contenir ses besoins de financement, limitant ainsi le recours systématique à de nouveaux emprunts massifs sur les marchés. Sous ce prisme, la trajectoire de désendettement du pays s'avère particulièrement importante. Avec un taux projeté à moins de 41%, Yaoundé affiche un niveau d'endettement nettement inférieur à la médiane (51 %) observée chez les pays de la catégorie « B ». Cette performance marquerait un retour à des indicateurs plus améliorés que ceux de la période pré-pandémique, où le ratio d'endettement culminait à 43,6 %. Ce qui pourrait suggérer une résilience économique et une discipline fiscale retrouvées après le choc mondial du COVID-19.
Par ailleurs, Fitch Ratings estime que le déficit budgétaire du Cameroun — calculé sur la base des flux de trésorerie — a connu un léger creusement en 2025 pour s'établir à 2,2 % du PIB. Cette contre-performance s'explique principalement par une mobilisation des recettes non pétrolières plus faible que prévu, un manque à gagner qui n'a été que très partiellement absorbé par « par une exécution inférieure des dépenses d'investissement ». Cependant, les perspectives s'annoncent plus favorables. L'agence de notation prévoit un resserrement du déficit fiscal à 1,6 % du PIB en 2026, puis à 1,8 % en 2027, portée par un « rebond des recettes non pétrolières et à une stabilité des dépenses publiques ».
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Les projections de Fitch Ratings sont proches de celles du Fonds monétaire international (FMI) qui anticipe un ratio de 39,3 % du PIB en 2026, puis 38,6 % en 2027, après 40,4 % en 2025. A fin septembre 2025, l’encours global de la dette publique a augmenté de 2,6 % à 14 591 milliards FCFA sur un an tandis que le ratio dette/PIB s’est légèrement contracté à 43,9% (-0,1 point).









