2,6 milliards FCFA. C’est le montant que l’État du Cameroun prévoit de mobiliser en 2026 pour le règlement d’arriérés liés aux « travaux de bitumage de la voie d’accès au site du barrage hydroélectrique de Memvé’élé », selon les données du projet du Budget d’investissement public (BIP) 2026. Cette enveloppe figure dans le portefeuille du ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee).
D’après le document, les fonds devraient être pris en charge par la Direction de l’électricité, via la paierie spécialisée du Minee, avec l’appui du ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa). L’objectif affiché est l’apurement d’arriérés relatifs à un linéaire routier stratégique permettant l’accès au site hydroélectrique.
Route stratégique au cœur des passifs
Cette dépense intervient plus de cinq ans après la mise en service du barrage, et correspondrait au règlement d’une facture liée à environ un kilomètre de route bitumée (travaux de gravillonnage, bicouche ou monocouche). Si le bénéficiaire final n’est pas explicitement mentionné, les arriérés concernent un chantier exécuté par l’entreprise chinoise Sinohydro, dans le cadre des infrastructures connexes au projet de Memvé’élé.
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Les travaux de la route reliant Meyo-Centre à Nyabizan, via Ma’an, ont été achevés le 11 octobre 2018 et réceptionnés en 2019. Cette infrastructure améliore l’accessibilité du barrage et présente également un potentiel touristique autour des chutes de Memvé’élé, tout en facilitant la connexion des localités environnantes avec Ebolowa, Yaoundé, ainsi qu’avec les pays voisins, notamment la Guinée équatoriale et le Gabon.
Des arriérés toujours en suspens
À ce stade, le document consulté par EcoMatin ne précise pas s’il s’agit d’un apurement final ou du règlement partiel d’une enveloppe d’arriérés plus importante. Toutefois, l’inscription de cette ligne dans le BIP 2026 traduit la volonté de l’État de régler progressivement plusieurs milliards de FCFA d’arriérés liés au projet de Memvé’élé.
Pour rappel, le barrage de Memvé’élé est exploité par la société publique Électricité du Cameroun (EDC). Afin de renforcer la disponibilité énergétique du site, EDC envisage l’installation d’une centrale solaire photovoltaïque en complément de l’hydroélectricité. « En saison sèche, le débit de 211 MW n’est pas garanti, avec des baisses pouvant ramener la production entre 40 et 45 MW », expliquait une source interne à EDC en janvier 2024.
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