En présentant devant le Parlement, fin novembre le programme économique, financier, social et culturel du gouvernement, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a révélé que le budget du Plan d’accélération des mesures de restructuration et de réhabilitation pour la reprise du raffinage sous 24 mois (PARRAS 24) avait été réévalué à 300 milliards Fcfa. Une hausse notable, annoncée sans explication détaillée aux parlementaires. Mais une note technique du projet, consultée par EcoMatin, apporte des éclairages sur cette réévaluation. Elle précise que le passage du budget initial (estimé d’abord à 111 milliards Fcfa, puis porté à 278 milliards Fcfa) à 300 milliards Fcfa s’explique par plusieurs facteurs déterminants.
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D’abord, l’actualisation des coûts après 5 années de fortes tensions inflationnistes et de renchérissement des matériaux et équipements industriels. Ensuite, l’élargissement du périmètre des travaux, désormais étendu aux anciennes unités 15, 255 et 225, ainsi qu’à certains bacs de stockage et à une stratégie renforcée d’alimentation énergétique. À ces éléments s’ajoutent les dépenses liées à la remise à niveau du personnel, la supervision technique, les contrôles qualité et les diverses inspections prévues pour sécuriser la modernisation du site. Le budget intègre également les contingences liées aux risques inhérents à ce type de chantier industriel, ainsi qu’une première dotation pour les matières premières et consommables nécessaires au redémarrage.
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Sur le plan financier, plusieurs institutions internationales ont déjà manifesté leur intérêt pour accompagner la mise en œuvre du PARRAS 24. Parmi elles, l’on retrouve le néerlandais ING, l’Union de Banques arabes et françaises (UBAF) et la Mauritius Commercial Bank (MCB). Dernier acteur en date, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), qui envisage d’activer pour la première fois son guichet B afin de contribuer à la reconstruction de l’unique raffinerie du Cameroun.













