Au Gabon, le gouvernement a finalement renoncé à supprimer la subvention sur les produits pétroliers, dont la fin était programmée pour le 1ᵉʳ janvier 2026. À l’issue d'une consultation avec le président Brice Clotaire Oligui Nguéma, le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema, a annoncé le 5 novembre 2025 que la mesure était suspendue afin d’éviter des « conséquences économiques et sociales lourdes » pour les ménages, malgré son coût élevé pour les finances publiques.
Cette décision marque un revirement par rapport à l’annonce faite en septembre dernier d’une suppression des subventions dès 2026. Le maintien de ce dispositif vise à éviter une hausse brutale des prix à la pompe et ses répercussions sur le coût du transport, des denrées alimentaires et du panier de la ménagère, dans un contexte économique encore fragile.
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La subvention, qui représente une charge importante pour les finances publiques, restera donc en vigueur. Dans le projet de loi de finances 2026, le gouvernement prévoyait déjà de réduire l’enveloppe allouée à ce poste, passant de 88 milliards FCFA en 2025 à 12,2 milliards FCFA en 2026, soit une baisse de 86 %. Les prix à la pompe demeurent pour l’heure fixés à 605 FCFA le litre d’essence super, 585 FCFA le litre de gasoil et 400 FCFA le litre de pétrole lampant.
La question de la suppression des subventions est régulièrement soulevée par les institutions financières internationales, notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, qui recommandent leur réduction pour assainir les finances publiques et réorienter les dépenses vers des politiques sociales plus ciblées. Mais pour l’heure, le gouvernement gabonais privilégie la stabilité sociale à la rigueur budgétaire.
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