Le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze, a rendu publique la liste actualisée des bureaux de change agréés dans le pays au 31 mars 2026. Le document recense 41 opérateurs autorisés à exercer l'activité de change manuel, contre 27 un an plus tôt, soit une progression de 52 % du nombre d’agréments.
La nouvelle liste fait apparaître l'entrée de quatorze opérateurs supplémentaires dans le secteur réglementé, parmi lesquels Global Exchange, Nono Royal Exchange, Wakanda Exchange, African Exchange Office ou encore National Financial Exchange. Douala concentre l'essentiel de ces nouveaux agréments et demeure de loin la principale place du change manuel du pays, devant Yaoundé, Maroua et Limbé.
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Cette mise à jour du gouvernement est publiée dans un contexte où le change manuel demeure largement pratiqué dans l'informel au Cameroun. Dans les principaux centres urbains du pays, des cambistes opèrent quotidiennement dans les rues, les marchés, les abords des hôtels ou encore à proximité des aéroports, au vu et au su des autorités. Selon plusieurs acteurs du secteur, cette situation pénalise le développement du marché formel des devises et prive l'économie nationale d'une meilleure traçabilité des flux financiers.
Dans son communiqué, le ministre des Finances rappelle d'ailleurs que « l'exercice de l'activité de change manuel sans agrément est formellement interdit » et constitue une infraction passible de peines privatives de liberté ainsi que d'une amende de 5 millions de FCFA, assortie de la saisie immédiate des devises concernées.
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Précisons que depuis l'entrée en vigueur du nouveau règlement des changes en 2018, les autorités monétaires cherchent à mieux tracer les flux en devises, à réduire les opérations réalisées hors du circuit formel et à préserver les réserves extérieures de la sous-région. Cette orientation figure également parmi les priorités du plan stratégique 2025-2029 « Owali » de la Commission bancaire de l'Afrique centrale (Cobac), qui prévoit un renforcement de la supervision des bureaux de change ainsi que la mise en place d'outils dédiés au suivi de leurs activités.











