Le conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran depuis février dernier pourrait faire bondir de plus de moitié le coût initialement prévu pour les subventions des prix du carburant à la pompe en de Guinée Équatoriale, selon les projections de l’Institut national de la statistique. « Dans le scénario d'escalade, le coût de la subvention différentielle augmenterait de 50,4%, passant de 42,0 à 70,6 milliards FCFA, ce qui représente une pression supplémentaire sur les dépenses courantes équivalente à 28,6 milliards FCFA », redoute le statisticien public de Malabo dans son rapport sur les ''Perspectives macroéconomiques 2026-2028.
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Toujours d’après l'organisme statistique équatoguinéen (Inege), cette flambée des subventions aux prix à la pompe viendrait tempérer l’impact positif de la crise géopolitique sur l'économie nationale. En effet, portées par un baril de brut désormais projeté à 80,5 dollars contre une estimation initiale de 63,3 dollars, les recettes pétrolières de Malabo devrait bondir de 16,9 % par rapport aux 998,8 milliards FCFA initialement prévus pour 2026. Cette réévaluation des revenus d'exportation— dont le volume global a été revu à la hausse de 8 % contre une prévision baissière initiale — doperait le PIB nominal de 5,5 %, le faisant grimper de 7 403,6 à 7 813,3 milliards FCFA, tout en améliorant le solde budgétaire de 1,9 point de PIB.
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En d'autres termes, l'impact de ce conflit sur les recettes fiscales et d'exportation s'avère largement positif : il devrait substantiellement alléger les pressions sur le déficit public en 2026 et consolider le matelas de devises du pays, dont la couverture des réserves internationales se maintient à 5,4 mois d'importations, selon l’Inege. Toutefois, « ce scénario pourrait en même temps entraîner une augmentation du coût des importations de biens manufacturés et de produits énergétiques, avec des effets inflationnistes qui pousseraient l'inflation interne au-dessus du seuil communautaire de 3% ». Un dérapage redouté alors même que la Guinée Équatoriale affichait encore en mai 2026 taux d'inflation maitrisé à 2,3 %, conforme aux critères de convergence de la Cemac.

