Les transferts d’argent des Congolais de la diaspora ont atteint 20,3 milliards FCFA au troisième trimestre 2024, selon un rapport du ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public. Ces fonds proviennent majoritairement de la France (65 %) et de la Belgique (29 %), loin devant la Chine (1,5 %), l’Allemagne (1,08 %) et le Royaume-Uni (0,69 %). Environ 67 % des montants transférés, notamment via Western Union et MoneyGram, sont destinés aux aides familiales, une répartition qui relance le débat sur la gestion encore peu structurée des remises migratoires dans le pays.
En effet, l’argent envoyé pour subvenir aux des familles semble être la principale préoccupation des travailleurs de la diaspora congolaise. Le rapport de l’Agence de Régulation des Transferts de fonds (ARTF 2024) a mentionné les autres motifs d’envois d’argent depuis l’étranger. Ceux-ci comprennent les projets d’investissements (25%), les frais scolaires et universitaires (5%) ainsi que les frais de santé (3%).
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La primeur accordée aux besoins de consommation des fonds est commune à plusieurs pays d’Afrique. L’Institut des Décideurs Publics (IDE) condamnait en 2023 une gestion anarchique des fonds provenant de l’étranger. Ayant dépassé la barre des 97 milliards $ sur le continent, les remises migratoires ont dépassé les flux de l’aide publique au développement (APD), et même ceux des investissements directs étrangers (IDE). Ce qui attribue à la diaspora, une contribution consistante dont les pays pourraient tirer profit.
Au-delà des aides familiales, le volume de transferts de fonds massifs, orienté vers l’investissement productif, l’innovation et la diplomatie pourrait davantage impulser les économies locales.
Pour ce faire, le gouvernement congolais prévoit des mesures correctives en vue d’impliquer davantage la diaspora dans la politique de croissance économique.
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