Le Fonds monétaire international (FMI) a officiellement lancé le processus de recrutement de son nouveau Directeur du Département Afrique. Cette décision fait suite à l’annonce du départ d’Abebe Aemro Selassie. En fonction à ce poste depuis 2016, l’économiste éthiopien quitte ses fonctions le 1er mai 2026, après plus de trente ans de service au sein de l’institution de Bretton Woods.
Pendant son mandat, Abebe Aemro Selassie a piloté les programmes de soutien aux États fragiles et touchés par des conflits, modernisé les opérations du département Afrique (AFR) et renforcé la coopération inter-départements sur des dossiers stratégiques. Sous sa direction, la représentation africaine au sein du Conseil d’administration du FMI a été élargie avec la création d’un 25ᵉ siège, un signal fort pour la reconnaissance institutionnelle du continent.
Un département stratégique dans un contexte complexe
Le Département Afrique supervise les relations économiques avec 45 pays subsahariens et reste au cœur des programmes de soutien budgétaire, des négociations sur la dette et du renforcement des capacités institutionnelles. Son futur directeur aura pour mission de piloter l’institution dans un contexte marqué par des niveaux d’endettement élevés et des déficits budgétaires persistants, en particulier dans la zone CEMAC.
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Au Cameroun, par exemple, des discussions sont en cours pour un nouveau programme de coopération économique couvrant la période 2026-2029. Ce troisième programme, s’il est conclu, vise à consolider la stabilité budgétaire et à soutenir les réformes structurelles. Le FMI prévoit une croissance du PIB de 3,3 % en 2026, portée par les secteurs minier et énergétique. À Libreville, au Gabon, une mission similaire évalue la situation macroéconomique du pays, où la dette publique s’établit entre 70 et 75 % du PIB et absorbe une part importante des ressources de l’État, limitant les marges de manœuvre pour les investissements sociaux et le développement.
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Profil
Le futur Directeur Afrique devra conjuguer expertise technique et sens politique, capable de négocier avec des gouvernements confrontés à des crises financières tout en renforçant la crédibilité et l’influence du FMI sur le continent. Le poste exige également une connaissance fine des mécanismes de la dette souveraine, des réformes structurelles et des enjeux de croissance inclusive. À l’heure où l’Afrique fait face à des défis budgétaires, sociaux et climatiques, le choix du successeur d’Abebe Aemro Selassie sera scruté de près par les gouvernements africains, les investisseurs et la communauté financière internationale.








