elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Business et EntreprisesEecomembre

Fraude : le groupe Nestlé ébranlé par un scandale financier

La filiale marocaine du géant de l'agroalimentaire Suisse est accusée par la Division nationale des vérifications fiscales de la Direction Générale des Impôts du Maroc d'effectuer des transferts suspects de fonds vers sa maison mère via ses filiales, celle du Maroc notamment. Le fisc marocain évalue le montant de cette évasion fiscale à 110 millions de dollars.

Publiée lundi 30 août 2021 à 14:49:44Modifiée lundi 30 août 2021 à 14:49:49Temps de lecture 4 minPar Georges Semey

Nestlle

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans le cercle des affaires. La filiale marocaine du groupe Nestlé est redevable à l'administration fiscale royale d'un montant de 1 milliard de dirhams. L'équivalent de 110 millions de dollars, soit 61,3 milliards de FCFA. Suite imprévisible d'un minutieux contrôle effectué par les spécialistes de la Division nationale des vérifications fiscales de la Direction Générale des Impôts du Maroc. Il s'agit en réalité d'un redressement fiscal émanant d'une mésentente sur le calcul des redevances fiscales dues par la filiale du groupe Suisse au fisc chérifien. La pomme de discorde porte sur la méthode de calcul des prix de transfert appliquée par la filiale marocaine de Nestlé Maroc (prix auxquels sont facturés les achats et les ventes des biens et services entre la société et les autres filiales du groupe, mais aussi avec sa maison-mère). Méthode de calcul purement et simplement rejetée par la Division nationale des vérifications fiscales de la Direction Générale des Impôts du Maroc.

Amiable

De façon précise, Il est reproché à Nestlé Maroc l'organisation d'opérations de transferts suspects des bénéfices à la maison mère du groupe. Ce faisant, en minorant le résultat imposable au Maroc par la manipulation des prix de transfert. En réaction, Nestlé Maroc a formé appel de cette décision inédite devant la Commission nationale de recours fiscal, instance devant laquelle devront plaider des avocats spécialisés en fiscalité d'entreprises dépêchés au Maroc par la maison-mère Nestlé, en surcharge des conclusions des experts du Cabinet EY, un cabinet local de consultants fiscaux. Avec pour délicate mission de trouver un accord à l'amiable, ou obtenir un revue à la baisse de cette dette colossale. Un exercice délicat au regard de la législation fiscale marocaine.

Lire aussi : Droits sociaux : 20 millions de FCFA divisent Nestlé Cameroun S.A et 14 ex-employés

D'après plusieurs sources, dans les opérations de contrôle fiscal des filiales de la multinationale au Maroc, «les prix de transfert constituent le point-focus sur lequel se concentrent les inspecteurs des impôts lors des opérations de vérification des comptabilités des sociétés. En la matière, c’est la doctrine émise par l’Ocde avec au cœur le principe de pleine concurrence, qui fait autorité dans tous les pays. Mais tout le monde, entreprises comme administrations fiscales, n’en fait pas la même lecture. Pour prévenir le contentieux et donner plus de visibilité aux entreprises, le législateur marocain a institué le mécanisme des «accords préalables sur les prix de transfert». Celui-ci consiste à faire valider à l’avance par la Direction Générale des Impôts la méthode de calcul des prix de transfert. L’accord est valable cinq ans».

Croissance compromise

Quelles seront les conséquences financières sur l'équilibre financier du groupe, leader mondial de l'agroalimentaire, qui a réalisé en 2020, un chiffre d'affaires de 84,343 milliards de francs suisses, avec une croissance organique induite de 3,6% en 2020, le plus élevé au cours des cinq dernières années. Ses filiales, dont celles du Cameroun, résisteront-elles à un éventuel cataclysme lié à ce redressement fiscal alors qu'en 2020, le groupe a clôturé par un bénéfice net de 12,2 milliards de francs suisses ? Avec un résultat opérationnel courant évalué en 2020 à 14,9 milliards de francs suisses, les filiales Nestlé sont-elles directement ou indirectement rattachées à ce scandale financier, hormis celle du Maroc ? Les objectifs de croissance projetés par le groupe pour l'exercice 2021 sont par conséquent compromis au regard du montant élevé des fonds impartis au redressement fiscal en cours au sein de sa filiale marocaine, l'une des plus importantes d'Afrique.

Lire aussi : Mauricio Alarcon est le nouveau PDG de Nestlé Afrique centrale et de l’Ouest

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Business et Entreprises
  • Fraude : le groupe Nestlé ébranlé par un scandale financier
Archive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Gregory ClercBusiness et EntreprisesCastel : Romy Castel gagne une étape judiciaire à Singapour, Grégory Clerc reste DG du groupeRomy Castel vient d’obtenir de la justice singapourienne la reprise en main du conseil d’administration d’IBBM, la société qui gère le fonds détenant indirectement les actifs du groupe. Mais Cassiopée, holding de tête du groupe, et DF Holding, sa holding opérationnelle, affirment qu’un processus était déjà engagé, avant cette décision, pour remplacer IBBM par un nouveau gestionnaire indépendant déjà sélectionné.il y a 2 joursEpremiumLa Distillerie du CongoAgro-industrieCongo : l’État acquiert 15 % de la distillerie de Somdia et lui accorde l’exclusivité du marchéL’État congolais s’est invité au capital de La Distillerie du Congo, portée par Somdia et Saris-Congo, avec une participation de 15 % valorisée à 1,245 milliard de FCFA. la filiale de Somdia bénéficie parallèlement d’une exclusivité nationale pour la production et la commercialisation des alcools alimentaires.il y a 2 joursEpremiumDesign sans titre (60)Business et EntreprisesCasinos : le français Partouche crée une filiale au Congo, avec un capital de 150 millions FCFA Le casinotier français poursuit son expansion sur le continent. Après l’ouverture de Cotonou en 2025, Partouche vient de créer une filiale au Congo, installée au Kempinski Hotel de Brazzaville et confiée à Lukas Sawicki, déjà aux commandes de ses activités béninoises. il y a 2 joursEpremiumWhatsApp Image 2026-10-01 at 16.28.03Business et EntreprisesCameroun : le retour inattendu de Viettel Global dans la bataille pour NexttelDepuis 2018, Viettel Global Investment et Bestinver Cameroon, le véhicule du milliardaire Baba Ahmadou Danpullo, se disputent devant plusieurs juridictions pour le contrôle de Nexttel; un opérateur qui a presque disparu sur le marché mobile aujourd’hui dominé par Orange et MTN. À l'approche du renouvellement de sa licence, le groupe vietnamien affirme rester « engagé au Cameroun ».il y a 3 joursEpremiumfabBusiness et EntreprisesCameroun : Icrafon (famille Noutchogouin) renoue avec les bénéfices après deux exercices dans le rougePour le fabricant de produits plastiques, ce retour dans le vert intervient malgré une chute de près de 54 % de son chiffre d’affaires et sur fond de profonde restructuration financière.​il y a 3 joursEpremiumCapture d’écran 2026-10-01 à 14.09.01Business et EntreprisesAutomobile : CFAO Mobility accroît ses revenus de 33 % dans la CEMAC malgré l’offensive des marques chinoisesDistributeur historique de Toyota, Peugeot ou encore Suzuki en Afrique centrale, CFAO Mobility conserve une solide dynamique commerciale dans la CEMAC. Une performance réalisée alors que les marques chinoises multiplient les offensives sur le marché du véhicule neuf, notamment grâce à des prix particulièrement compétitifs.il y a 3 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Banques : Afriland constitue son nouvel état-major pour la conquête de l’Afrique centraleil y a 2 jours2Gabon : avec 1 064 milliards de FCFA de dette, six entreprises publiques inquiètent la Banque mondiale il y a 4 jours3Pétrole : pourquoi un baril rapporte 31 dollars au Gabon contre 90 dollars au Camerounil y a 2 jours4Yvon Sana Bangui prend la tête de l’Institut chargé de préparer la future Banque centrale africaine il y a 4 jours5Cameroun : l’État mobilise 300 millions FCFA pour amorcer le lancement d'un Institut professionnel de la microfinanceil y a 6 jours6Cameroun : le bénéfice net de PlaYce tombe à son plus bas niveau depuis son ouvertureil y a 5 jours7Cameroun : l’actionnaire majoritaire de Camrail cumule 300 millions FCFA de pertes depuis 2019il y a 2 jours8Cameroun : le projet ferroviaire avec la RCA permettrait à Kribi de capter 5 % du commerce mondial de minerai de feril y a 4 jours9Cameroun : le retour inattendu de Viettel Global dans la bataille pour Nexttelil y a 3 jours10Tchad : les demandes d’e-Visa bondissent de moins de 10 à plus de 100 par jouril y a 2 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.