(AFP) Le gouvernement gabonais, où les plateformes de médias sociaux sont suspendues depuis plus d'une semaine, est en pourparlers avec Meta et TikTok, a annoncé jeudi le ministère de la Communication. L'autorité de régulation des médias a suspendu la diffusion « jusqu'à nouvel ordre » le 17 février, imputant cette suspension aux contenus publiés en ligne, qu'elle juge responsables d'attiser les conflits et les divisions au sein de la société.
Facebook et TikTok, les plateformes les plus utilisées au Gabon, ainsi que YouTube et Instagram étaient toujours inaccessibles jeudi, tandis que WhatsApp fonctionnait par intermittence, selon les fournisseurs. « Des discussions sont en cours » avec Meta et TikTok, ont indiqué à l'AFP des collaborateurs du ministre de la Communication.
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Le lendemain de l'annonce, TikTok a contacté l'autorité de régulation, indiquant qu'elle partageait l'engagement de maintenir « un environnement numérique sûr qui respecte les droits et la dignité des citoyens gabonais », ont rapporté les médias locaux. La porte-parole adjointe de la présidence, Jennyfer Melodie Sambat, a déclaré lundi que la fermeture visait les plateformes Meta.
« Nous émettons des avertissements depuis plus d'un an et demi, notamment des rapports concernant ces différentes publications », a-t-elle déclaré. « Il est inconcevable qu’après de nombreuses alertes du gouvernement, le groupe ne fasse rien », a-t-elle ajouté.
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Outre les publications jugées « diffamatoires », Sambat a déclaré qu'il y avait « du contenu de nature violente, voire pornographique ». L'ancien Premier ministre gabonais Alain-Claude Bilie-By-Nze, aujourd'hui figure de l'opposition, a condamné cette interdiction, la qualifiant de « disproportionnée » et d'inconstitutionnelle. Certaines personnes parviennent encore à accéder aux réseaux sociaux via un VPN. Le fournisseur Proton a enregistré une augmentation de 60 000 % des téléchargements de son outil VPN le 18 février.
Le porte-parole de la présidence, Théophane Zame-Nze Biyoghe, a déclaré mercredi au média Brut, qui publie principalement sur les réseaux sociaux, que l'interdiction « n'était pas définitive ».
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« Il s'agit d'une suspension temporaire, le temps de donner la priorité à notre intérêt primordial d'une meilleure réglementation, dans l'intérêt de tous », a-t-il déclaré.
©Agence France-Presse












