Dans la cadre du programme IBSA (Inde, Brésil et Afrique du Sud) des Nations unies, le Gabon et l’Afrique du Sud ont signé une convention de coopération, le 26 mai à Libreville, en vue de produire du manioc en quantité industrielle. Selon le ministère gabonais de l’entrepreneuriat et celui de l’Agriculture, il s’agit d’un projet ambitieux qui vise la transformation du secteur agricole, la valorisation des produits « Made in Gabon », la relance de l'économie nationale et l'entrepreneuriat féminin. « La filière manioc se veut être un levier fort de création de la chaîne de valeur, le lancement du projet faciliterait l'autonomisation des PME tenues par des jeunes, des femmes et des coopératives », explique le gouvernement gabonais.
Initié en mars 2023, il s'agit d'une coopération sud-sud pour un échange de savoir et de structuration pérenne du Made in Gabon qui touche essentiellement trois provinces à fort impact social dont la Ngounié, le Haut-Ogooué et l'Estuaire. À travers le programme IBSA, les Nations Unies entendent soutenir les petits producteurs agricoles, en particulier les femmes, et à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Cela est réalisé grâce à des initiatives de coopération Sud-Sud, favorisant l'échange de savoir-faire et le renforcement des capacités locale.
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Au Gabon, le manioc est consommé par plus de 80% de la population. Selon le programme de recherche Wave (West and Central African virus epidemiology), il s’agit de l’une des cultures stratégiques pour la relance du secteur agricole au Gabon, car il procure de nombreux revenus aux petits producteurs et assure leur sécurité alimentaire. Mais pour l’heure, le pays importe encore plus de 90 000 tonnes de manioc par an pour combler le déficit par rapport à la demande.
Avec la guerre en Ukraine qui est l’un des pays auprès duquel la majorité des pays importent du blé, des pays comme le Gabon se retrouvent confrontés à une certaine rareté de la farine indispensable pour la fabrication du pain. Raison pour laquelle les autorités misent sur le manioc pour fabriquer la farine locale pour la substitution.

