Sanivit, une entreprise privée gabonaise, spécialisée dans l’assainissement et pressentie pour remplacer Clean Africa, a entamé des discussions, le 16 juin dernier à Libreville, avec le ministre en charge de l’Environnement, Mays Mouissi.
Le Gabon se dirige vers la nationalisation de la gestion des ordures ménagers dans le Grand-Libreville (Owendo, Akanda, Ntoum) si l’on en croit ce qui ressort des discussions engagées le 16 juin dernier à Libreville, entre Sanivit, une entreprise privée gabonaise, spécialisée dans l’assainissement, fondée en 1987, et le ministre de l’Environnement, Mays Mouissi. Au cours de cette rencontre, apprend-on, Georges Ngoma Baranow, président-directeur général de la société Sanivit, a présenté un projet de création d’un centre d’enfouissement technique (CET) destiné à la gestion et à la valorisation des déchets, sur un site de 27 hectares situé à Igoumié, dans la commune d’Owendo.
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« Le ministre a salué l’initiative, soulignant son importance dans le contexte de la fermeture urgente de la décharge de Mindoubé, devenue un risque majeur pour les populations environnantes. Les prochaines étapes consisteront à examiner les détails du projet en vue d’un possible partenariat public-privé entre l’État gabonais et Sanivit », apprend-on.
Sanivit est reconnue pour son expertise dans la collecte des ordures ménagères, notamment via la gestion de la décharge d’Alénakiri. Cette entreprise gabonaise est reconnue pour son expertise dans la collecte des ordures ménagères, notamment via la gestion de la décharge d’Alénakiri.
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Si cette société décroche ce marché de gestion d’ordures, cela reviendrait à nationaliser complètement ce segment dans le Grand Libreville. Jusqu’ici, c’est la société Clean Africa payée par l’État gabonais pour débarrasser la capitale gabonaise des déchets. Mais elle peine à remplir son contrat. Conséquence, le Grand-Libreville suffoque dans les ordures qui jonchent même la voie publique et obstruent la circulation dans certaines rues. Sur un besoin exprimé de 30 camions, l’entreprise n’en possède qu’une dizaine fonctionnelle. Il en est de même pour les bacs à ordures dont le besoin est estimé à 3000, alors que seuls 250 sont aujourd’hui disséminés dans le Grand-Libreville.
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