visa-2026-08-01
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Je me connecte
Magazine
    Bientôt disponible...
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
ConjonctureEpremium

Moyen-Orient : inquiétudes à l'OMC face à la double menace des engrais

À l’occasion de la réunion ministérielle de l’OMC organisée à Yaoundé, les tensions liées à la guerre au Moyen-Orient ont placé la question des engrais et de leurs impacts sur les récoltes africaines au centre des préoccupations.

Publiée mercredi 25 mars 2026 à 08:53:19Modifiée mercredi 25 mars 2026 à 08:57:40Temps de lecture 4 minPar EcoMatin

Fertilizers and operating resources in agricultural trade
18 March 2026, Bavaria, Rain Am Lech: A bag of mineral fertilizer stands in a hall on the premises of a BayWa branch. Complex fertilizers contain nitrogen, phosphorus and potassium, among other things, and are used in agriculture to supply plants with nutrients. Photo: Karl-Josef Hildenbrand/dpa (Photo by KARL-JOSEF HILDENBRAND / dpa Picture-Alliance via AFP)

(AFP) Les perturbations des approvisionnements en engrais depuis le début de la guerre au Moyen-Orient font peser une double menace sur la sécurité alimentaire mondiale, à travers la disponibilité et les prix, avertit le directeur général adjoint de l'OMC, Jean-Marie Paugam. "Le sujet d'alerte numéro un aujourd'hui, c'est les engrais. S'il n'y a plus d'engrais, il y a un effet sur la quantité mais aussi sur les prix. L’effet est cumulé sur l'année suivante: les récoltes se réduisent et les prix augmentent", relève M. Paugam dans un entretien à l'AFP.

"Les populations les plus pauvres sont doublement en situation d'incapacité d'accès", ajoute-t-il, alors que s'ouvre jeudi une réunion ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Yaoundé, au Cameroun, la deuxième du genre organisée en Afrique. Outre la situation concernant les carburants, le blocage du détroit d'Ormuz a perturbé les approvisionnements en engrais, qui sont essentiels pour l'agriculture mondiale, étant donné qu'environ un tiers des exportations mondiales d'engrais passent normalement par cette voie navigable, selon un rapport publié la semaine dernière par l'OMC.

Parmi les principaux producteurs de produits agricoles, l'Inde, la Thaïlande et le Brésil dépendent du Golfe pour respectivement 40%, 70% et 35% de leurs importations d'urée, un engrais azoté, selon la même source. "Toutes les grandes cultures céréalières sont vulnérables, y compris pour l'alimentation animale, comme le soja", souligne M. Paugam.

La suite après cette publicité
diamondcapitalconvention-2026-08-18-in article

Lire aussi : Commerce : les États-Unis désapprouvent le projet de réforme de l’OMC à l'aube de la Conférence prévue au Cameroun

Il n'y a pour l'instant pas de pénurie d'engrais parce que la guerre a débuté très récemment, note-t-il. "Mais si les engrais du Golfe ne circulent pas, on va sentir directement un impact sur les approvisionnements des grands pays producteurs au moment où vont commencer les campagnes de plantation des récoltes qui viendront l’an prochain", explique M. Paugam, estimant que "si le détroit d’Ormuz est bloqué trois mois, l’impact sera manifeste".

"Souffrance humaine terrible"

Selon ce haut responsable de l'OMC, "il n'y a pas encore de ruptures logistiques générales sur les denrées alimentaires, sauf possiblement pour les pays du Golfe eux-mêmes, qui dépendent de ces importations". Mais "s'il y a une aggravation de la situation, qui impacte d’autres voies commerciales, cela peut affecter aussi les flux alimentaires immédiats", prévient le Français.

Les pays en situation d'importation nette seraient en très mauvaise posture. On retrouve parmi ces pays "une grosse partie de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique du Nord", a précisé M. Paugam. "L'Egypte, par exemple, est dépendante à au moins deux tiers de son approvisionnement en céréales", souligne-t-il, et "il y a aussi des pays comme le Sri Lanka, une partie de l'Asie du Sud".

Cet effet peut être accru si des pays font des réserves, comme lors des perturbations du commerce international durant la pandémie de Covid-19. A l'OMC, la règle de base est que les pays ne doivent entraver les exportations d'aucun produit. Mais il est aussi dit que pour des produits vitaux comme les produits alimentaires et les produits sanitaires, il est possible, en cas de crise, de prendre des mesures restrictives aux exportations.

En 2022, après la pandémie de Covid, les membres de l'OMC avaient toutefois adopté une déclaration disant qu'il était possible de prendre de telles mesures mais avec retenue, afin d'éviter notamment les effets spéculatifs et le risque d'aggravation des pénuries.
"Il y a des pays qui, s'ils ne reçoivent plus d'importations de nourriture, meurent de faim.

S'ils meurent de faim, cela engendre de la souffrance humaine terrible et potentiellement des risques de trouble politique", relève M. Paugam. Le Covid avait fait reculer la lutte contre la faim dans le monde. Depuis, le monde avait repris sa trajectoire visant à éliminer la faim dans le monde d'ici 2030, un des objectifs adoptés par les pays membres de l'ONU en 2015. "Mais avec les risques liés à la guerre au Moyen-Orient, il y a à nouveau un risque de décrochage", met en garde M. Paugam.

Lire aussi : OMC : l’Afrique veut un accord sur l’agriculture au plus tard en février 2024

© Agence France Presse

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement Premium ou EcoMembre.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Conjoncture
  • Moyen-Orient : inquiétudes à l'OMC face à la double menace des engrais
engraisOMCMoyen-Orientinquiétudes
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

CONGO-POLITICS-ELECTIONConjonctureCongo : baisse de 29,3% des entreprises du secteur primaire à fin mars, plombées par le transport et la logistiqueSelon le ministère congolais des Finances, le nombre d'entreprises enregistrées dans le secteur primaire a chuté de 29,3% au premier trimestre 2026, passant de 41 à 29 unités.il y a 1 joursignature de convention entre le ministre tchadien des Finances et l représentant de la BAD pour le Tchad (c) MINFIConjonctureLe Tchad obtient 8 milliards Fcfa de la BAD pour améliorer le climat des affairesMalgré des efforts fournis par le gouvernement, l’environnement des affaires est jugé peu favorable aux entreprises.il y a 2 joursEpremiumArmes activités interditesConjonctureTchad : après une saisie d'armes à N'Djamena, le gouvernement ferme des secteurs sensibles au privéLe gouvernement hausse le ton pour réguler un secteur où la circulation d'armes et autres marchandises interdites prend de l’ampleur. il y a 3 joursChine-TchadConjonctureLe Tchad obtient 25 milliards FCFA de la Chine pour booster ses infrastructures, le numérique et la formationUn appui bienvenu pour un pays confronté à d'importants besoins de financement et à un lourd déficit de développement humain.il y a 3 joursSiteConjonctureCentrafrique : Bangui suspend l'exploitation aurifère à Zamboye après l'éboulement meurtrierAprès le drame le plus lourd sur un site d'exploitation artisanale en Centrafrique depuis le début de l'année 2026, les autorités camerounaises et centrafricaines prennent des mesures pour endiguer la crise.il y a 3 joursCafé RCAConjonctureCentrafrique : le gouvernement ouvre 601 000 ha pour relancer la filière café en déclinPrincipal produit d’exportation agricole, le café centrafricain a vu sa production divisée par 10 en l’espace de 25 ans.il y a 4 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1RDC : Afriland First Bank Congo se rapproche du dépôt de bilan, trois ans après l'éviction de Paul Kammogne Fokamil y a 6 jours2Camtel, PAD, Socadel...: au Cameroun, sept entreprises publiques réalisent désormais un chiffre d'affaires de 100 milliards FCFAil y a 6 jours3Cameroun : la filiale de Castel porte son capital à 75,5 milliards FCFA pour absorber Guinness Camerounil y a 4 jours4CEMAC : après le Cameroun, la Banque nationale de Guinée Equatoriale envisage son expansion en Centrafriqueil y a 4 jours5Cameroun : l'égyptien Arab Contractors piétine sur trois projets routiers de 134 millions de dollarsil y a 2 jours6Transport aérien : Asky Airlines brise le monopole d'Afrijet sur la liaison Yaoundé-Banguiil y a 1 jour7Hydrocarbures : Brazzaville valide 23 milliards USD d'investissements chinois pour doper la production pétrolièreil y a 2 jours8Restructuration, flotte, rentabilité, location… : Camair-Co s'expliqueil y a 6 jours9Cameroun : pourquoi l'amont pétrolier peine à attirer les grandes compagnies, malgré un sous-sol sous-exploitéil y a 5 jours10ACTIVA accélère la digitalisation de son réseau de distribution avec A-Sure Coveril y a 6 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.