Plus de 3 milliards de dollars ont été promis au Fonds bleu du bassin du Congo lors d’une table ronde des bailleurs organisée mardi à Brazzaville, en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD). Les engagements annoncés restent toutefois inférieurs à l’objectif global de 5,72 milliards de dollars fixé par les 17 pays membres de la Commission climat du bassin du Congo pour financer un portefeuille prioritaire de 70 projets à faibles émissions de carbone.
Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé une contribution d’un milliard de dollars, tandis que la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), qui héberge le Fonds bleu, prévoit de mobiliser 600 millions de dollars pour des infrastructures à faibles émissions de carbone. La Chambre de commerce africaine en Scandinavie a promis 600 millions de dollars de subventions, alors que le Fonds souverain africain a annoncé 500 millions de dollars de garanties financières destinées aux secteurs public et privé sur la période 2026-2028.
Lire aussi : La BAD va devenir le premier actionnaire d'ATIDI pour réduire le coût du capital en Afrique
Le Fonds vert pour le climat contribuera pour sa part à hauteur de 320 millions de dollars. Le Groupe de la BAD a également annoncé un financement préliminaire de 250 millions de dollars pour soutenir la mise en œuvre des premiers projets du mécanisme régional. « Ensemble, conformément à vos engagements spécifiques, nous venons de franchir une nouvelle étape vers la réalisation du mandat statutaire du Fonds bleu du bassin du Congo », a déclaré le président congolais Denis Sassou Nguesso, également président de la Commission climat du bassin du Congo.
Deuxième plus grand massif forestier tropical après l’Amazonie, le bassin du Congo couvre environ 300 millions d’hectares de forêts et de tourbières. Les États de la région cherchent depuis plusieurs années à obtenir davantage de financements internationaux pour préserver cet écosystème considéré comme l’un des principaux puits de carbone de la planète. Dans un message lu par Léandre Bassolé, directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale, le président de l’institution Sidi Ould Tah a estimé que les pays du bassin du Congo « ne pouvaient plus supporter seuls le coût de cette responsabilité mondiale ».
Lire aussi : Oligui Nguema : « l’avenir du Gabon se joue dans les mines »
Les financements mobilisés doivent soutenir 63 projets prioritaires portant notamment sur les infrastructures vertes, la gestion durable des écosystèmes, l’eau, l’assainissement, la pêche, la prévention des risques environnementaux ainsi que l’économie bleue. Créé sous l’impulsion de la Commission climat du bassin du Congo, le Fonds bleu ambitionne de devenir le principal instrument financier régional dédié à la transition écologique en Afrique centrale et orientale. Les promoteurs du mécanisme espèrent désormais attirer d’autres bailleurs internationaux et investisseurs privés afin de combler le déficit de financement restant.
Lire aussi : BAD : le Camerounais Thierry Hot décoré par Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

