Pour renforcer la résilience de la ville et prévenir les inondations dans les arrondissements de Douala 3ème et 5ème, le gouvernement camerounais a mis sur pied un projet d’assainissement et de rénovation des voiries urbaines. Le projet, financé par la Banque mondiale à hauteur de 3,96 milliards de Fcfa (environ 6,268 millions de dollars) dans le cadre du Projet de développement des villes inclusives et résilientes (Pdvir), sera réalisé par 2 entreprises locales sur un délai de 5 mois.
Dans l’ensemble, il sera question de construire des ouvrages de drainage structurants dans l’agglomération de Douala. Les lots localisés seront répartis entre les sociétés camerounaises KJ BTP et Comar qui réaliseront respectivement les travaux dans les zones de Douala 3ème et Douala 5ème pour 1,94 milliard et 2 milliards de Fcfa. À côté, le bureau d’études tunisien Studi International a été retenu pour réaliser l’audit technique, la surveillance et le contrôle technique des travaux de drainage réalisés par lesdites entreprises.
Conditions météorologiques difficiles
Le problème des inondations est récurrent dans la capitale économique. La nuit du 17 au 18 janvier dernier, des pluies diluviennes se sont abattues sur la ville de Douala. Les habitants du quartier de Ndogpassi, dans le 3ème arrondissement, ont été victimes d’inondations, déclarant des dégâts matériels (électroménager, véhicules automobiles, marchandises) non évalués. Quelques mois plus tôt, l'Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc) a tiré la sonnette d'alarme sur des risques d’inondations dans les quartiers de Logbessou et alentours (Douala 5ème) pour la prochaine saison de pluie. Celles-ci seraient dues à une forte pluviométrie avec des précipitations de cumuls supérieurs à 150 mm.
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Cependant, durant le 1er trimestre, des pluies de cumuls atteignant 88 mm vont continuer de s’abattre sur la ville de Douala malgré la saison sèche. « Ces conditions météorologiques, prévues pourraient engendrer des crues, des inondations, mais également la dégradation des infrastructures », selon l’Onacc. Il faut toutefois souligner que les opérateurs économiques actifs dans la ville des affaires feraient également les frais de cette météo difficile. Entre suspension des activités, baisse de la productivité, perturbations des chaînes d'approvisionnement et dégradation de biens matériels, les pertes économiques engendrées sont estimée à des centaines de millions de Fcfa à chaque débordement, selon les estimations 2021 du rapport sur l’évaluation socio-économique de l’impact des inondations dans la commune urbaine de Douala.
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