La Raffinerie Moderne d’Afrique Centrale (RAFMAC), acteur camerounais du raffinage d’huile de palme, a fortement renforcé ses fonds propres à la fin de l’année 2025. Réunis en assemblée générale extraordinaire le 26 décembre, les actionnaires ont porté le capital social de l’entreprise de 1,84 milliard à 9,735 milliards de FCFA, soit une augmentation de 7,895 milliards de FCFA (+429 %), réalisée par conversion de créances détenues par les associés. Il s’agit d’une technique courante pour assainir le bilan d’une entreprise.
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Cette opération s’est accompagnée d’un changement de gouvernance. Michel Fétué a quitté ses fonctions de directeur général et a été remplacé par Tedom Tewoto Bonaventure, désormais nommé président-directeur général (PDG). Les actionnaires ont également validé le transfert de 100 actions détenues par ce dernier au profit de Tedom Gnokam Steve. Combinée à la nouvelle organisation managériale, cette opération traduit un renforcement du contrôle familial sur le capital et la direction de l’entreprise.
Basée à Bonabéri, dans la périphérie ouest de Douala, RAFMAC exploite une raffinerie d’huile de palme d’une capacité de 200 tonnes par jour. Selon les données du ministère de l’Industrie, elle représente environ 4,3 % des capacités nationales installées, estimées à 4 600 tonnes par jour. L’entreprise commercialise son huile sous la marque Net Oil et produit également des savons sous les marques Sanet et Clean Soap.
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Le marché camerounais du raffinage reste toutefois dominé par SCR Maya, qui concentre à lui seul 1 500 tonnes de capacité quotidienne, soit 32,6 % du total national. L’entreprise devance Azur (13 %) et SCS Alid (10,9 %). Plusieurs opérateurs, dont SORAC, la Nouvelle Raffinerie du Cameroun et SCS Alid, disposent par ailleurs d’unités industrielles installées mais encore non opérationnelles, laissant entrevoir un potentiel de production supérieur aux volumes actuellement disponibles sur le marché.
Le nouveau PDG de RAFMAC dirige également Sodipalcam, société spécialisée dans le négoce et la distribution de produits de grande consommation. Précisons que le Cameroun fait face depuis plusieurs mois à une pénurie d’huile de palme brute, avec une disponibilité locale tombée sous la barre des 10 000 tonnes, selon les professionnels du secteur. Cette situation pousse les autorités à envisager des importations pour contenir les tensions sur l’approvisionnement et les prix.
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