« La raffinerie pétrochimique atlantique devrait entrer en service d'ici à la fin de 2025, contribuant ainsi de manière significative à la sécurité énergétique nationale ». Extrait du communiqué de la Commission d’informations du Congo energy & investment Forum (Ceif), il intervient près de 3 ans après l’annonce de l’entrée en production de la centrale de Pointe-Noire. Cette nouvelle raffinerie, qui représente un investissement d'environ 600 millions de dollars, deviendra de fait la plus grande usine du pays avec une capacité de 2,5 millions de tonnes/an extensible à 5 millions, se concentrant sur l'essence et le diesel de haute qualité.
En construction depuis février 2021, la raffinerie atlantique pétrochimie devait initialement entrer en service deux ans après le lancement des travaux, assurance donnée par la société chinoise Beijing Fortune Dingheng Investment qui codéveloppe le projet. Celle-ci annonçait ensuite en 2023 que les travaux de construction, réalisés sur 240 hectares de terre dans la localité de Fouta, vont accuser du retard du fait de la mobilisation des fonds, reportant ainsi le lancement de la centrale à une date ultérieure.
Résorber le déficit et réduire les importations
Si le démarrage de l’exploitation de la centrale de Fouta est effectif pour fin 2025, la capacité installée de raffinage du pays, actuellement estimée à 1 million de tonnes, serait multipliée par 3,5. Cependant, l’unique raffinerie de pétrole, exploitée par la Congolaise de raffinage (Coraf), filiale de la Société nationale des pétroles du Congo (Snpc), ne traite que 840 000 tonnes/an alors que les besoins du pays sont estimés à 1,2 million de tonnes, selon le rapport économique 2021-2022 du pays. Ainsi, la mise en service de la nouvelle raffinerie permettrait de « répondre à la demande intérieure et réduire la dépendance aux importations », indique le communiqué.
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En effet, la raffinerie de Coraf satisfait tout juste 70% des besoins en énergie raffinée du pays, dans un contexte de pénurie adossée à un mélange de facteurs structurels et économiques. Il s’agit principalement de la capacité de stockage de la Société commune de logistique du Congo (Sclog), unique unité de stockage des produits pétroliers du pays, jugée « faible » par l’association des marketers en décembre 2024 et du poids de la facture d’importations assumées par la Snpc en tant qu’unique acheteur. Le pays dépense en moyenne 600 milliards de Fcfa chaque année pour combler le déficit de pétrole brut et produits pétroliers selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).
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Recettes pétrolières : 1 231 milliards de Fcfa attendus
Quatrième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne, le Congo veut attirer de nouveaux capitaux dans son secteur pétrolier, avec un cycle d'octroi de licences, un plan directeur et un nouveau code du gaz qui devraient fournir un cadre stratégique pour l'investissement dans la chaîne de valeur du gaz et du pétroles du pays dès 2025. Toutefois, le pays reste prudent et projette des recettes pétrolières de l’ordre de 1 231 milliards de Fcfa pour 2025 contre 1 465 milliards visés en 2024, soit une baisse de 15,7% en glissement annuel, justifiée par la volatilité des cours du pétrole et un léger repli de la production de pétrole.
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