15 jours. C'est le temps qu'il aura fallu aux députés et sénateurs congolais, réunis en session extraordinaire à Brazzaville depuis le 20 août, pour examiner plusieurs textes importants relatifs au secteur des hydrocarbures. Le verdict est tombé le mercredi 26 août 2026.
Il s'agissait de deux projets de loi portant approbation des avenants n° 1 relatifs aux permis Nanga II bis et Nanga IV, signés le 23 novembre 2023 entre la République du Congo, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et la société Dingheng Mining Co. Ltd. Les parlementaires étaient également appelés à se prononcer sur le projet de loi portant approbation de l'avenant n° 1 relatif au contrat de partage de production du permis Nanga V, ainsi que sur celui portant approbation de l'avenant relatif au permis Marine XXIX-A, signé le 25 avril 2025 entre la République du Congo, la SNPC et la société Oriental Energy SAU.
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À l'ouverture de la session extraordinaire, le président de l'Assemblée nationale congolaise, Léon Alfred Opimbat, cité par les médias de Brazzaville, avait attiré l'attention de ses collègues sur cette modification, qui devrait « favoriser la poursuite des investissements dans le secteur des hydrocarbures en apportant davantage de visibilité aux opérateurs et en créant des conditions propices à la continuité des activités d'exploitation et de production ». Léon Alfred Opimbat a même ajouté que les nouveaux textes devraient aussi « contribuer à l'approvisionnement futur de la Raffinerie de Pointe-Noire et, à terme, de renforcer les retombées économiques et fiscales attendues de l'exploitation des ressources naturelles nationales ».
Le contenu des avenants encore flou
Pour « Congo Durable », une plateforme d'information en ligne dédiée aux questions environnementales, climatiques et de développement durable concernant le Bassin du Congo, les éléments connus à ce stade se limitent aux intitulés des textes, aux dates de signature et à l'identité des partenaires. Le détail des clauses n'apparaît pas dans les documents relayés autour de l'ouverture de la session. Selon cette plateforme, pour les communautés riveraines des zones de permis, comme pour les organisations qui suivent la gouvernance des ressources, le contenu de ces avenants compte autant que leur adoption. Le débat parlementaire était donc le moment où ces éléments pouvaient devenir publics.
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De sources bien informées, en ce qui concerne le permis Nanga II bis, le texte de loi prend en compte la cession totale des intérêts participatifs de la société Dingheng Mining Co. Ltd. à la société congolaise Énergies S.A.U., ainsi que le transfert de l'opérativité à cette même entité. Défendant ces textes devant l'Assemblée nationale et le Sénat, le ministre des Hydrocarbures, Stev Simplice Onanga, a confié à l'Agence d'information de l'Afrique centrale (ADIAC) que cette réforme s'inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Congo et la Chine, qui prend une nouvelle dimension avec la présence croissante de sociétés chinoises. « Il était aussi question de pouvoir envoyer ce signal avant la prochaine visite du chef de l'État en Chine en octobre, pour dire que nous encourageons les sociétés chinoises à investir au Congo », a-t-il ajouté.
Reste désormais la promulgation des textes adoptés par le chef de l'État, Denis Sassou N'Guesso.













