Le pétrolier Smyrtos, présenté par les autorités britanniques comme battant pavillon camerounais et appartenant à la « flotte fantôme » russe utilisée pour contourner les sanctions occidentales, a été intercepté le 14 juin dans la Manche alors qu'il transportait une cargaison de pétrole brut. Selon Reuters, l'opération a mobilisé des commandos de la Royal Marine et des agents de l'Agence nationale contre la criminalité (NCA), appuyés par des hélicoptères Chinook, une frégate et un chasseur de mines.
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« Cette opération réussie porte un nouveau coup à la Russie et rappelle à ceux qui alimentent la guerre de Poutine en Ukraine que nous ne les laisserons pas se cacher », a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer sur le réseau social X, saluant la première opération de ce type menée sous commandement britannique contre un navire soupçonné de contribuer au financement de l'effort de guerre russe.
Cette interception intervient quelques semaines après l'arraisonnement par la marine française du pétrolier Tagor, lui aussi présenté comme battant pavillon camerounais. Dans un communiqué publié le 8 juin, le ministère camerounais des Transports avait toutefois contesté cette affiliation, affirmant que le navire « ne figure dans aucun des registres officiels des navires autorisés à battre pavillon camerounais ». Le gouvernement avait alors dénoncé « l'utilisation frauduleuse et abusive des attributs de la nationalité de la République du Cameroun » et appelé la communauté maritime internationale à renforcer les mesures contre ce type de pratiques.
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Quelques jours auparavant, Yaoundé avait déjà procédé à la radiation d'office de 39 navires de son registre maritime dans le cadre d'une opération d'assainissement visant à lutter contre les usages frauduleux du pavillon camerounais.
Si les autorités britanniques présentent le Smyrtos comme un navire battant pavillon camerounais, il n'est pas établi à ce stade que cette immatriculation soit reconnue par les autorités de Yaoundé. La répétition de ce type d'affaires risque néanmoins d'alimenter les interrogations sur la fiabilité du registre maritime camerounais, déjà sous surveillance de plusieurs partenaires internationaux en raison de l'utilisation présumée de son pavillon par des navires impliqués dans des activités sous sanctions.
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