À la clôture de la première session ordinaire de l’année législative le 1er juillet dernier, le Parlement gabonais a validé le projet de loi de finances rectificative, approuvé par le gouvernement en Conseil des ministres le 22 mai et défendu le20 juin par le ministre des Finances Thierry Minko. « Le gouvernement a saisi le Sénat pour l'examen de 25 textes dont à terme, 22 ont été examinés et adoptés. Ils se répartissent ainsi qu’il suit. 16 projets de loi portant ratification d’ordonnance, 6 projets de loi. Pour l’intérêt qu’ils suscitent, les plus emblématiques sont la loi portant code de la nationalité, la loi fixant régime de la propriété foncière ainsi que la loi de finances rectificative pour l‘exercice2026 », a indiqué Huguette Yvonne Nyana Ekoume, présidente du Sénat.
Lire aussi : Le Gabon veut réduire son budget 2026 de 863 milliards FCFA, les investissements chutent de 45 %
En effet, lebudget révisé est de 5 495,2 milliards FCFA en baisse de 13,6 % (-862,9milliards FCFA) par rapport aux 6358,2 milliards FCFA dans la loi de financesrectificative. C’est la deuxième fois que le Gabon opère une coupe dans sesprévisions budgétaires. Le pays avait déjà réduit son enveloppe de 13,3 % (soit975,1 milliards FCFA) par rapport au tout premier projet de loi qui s’élevait à7333,3 milliards FCFA en septembre 2025.
La nouvelle baisse des prévisions budgétaires repose sur plusieurs ajustements majeurs. A en croire le texte approuvé en conseil de ministres, les recettes budgétaires nettes chutent d’environ 23 % pour s’établir à 2 928,2milliards FCFA, contre 3 808 milliards FCFA initialement prévus. Dans la foulée, il s’observe que les recettes affectées aux établissements publics s’établiraient à 315,2 milliards FCFA, contre 363,9 milliards FCFA initialement prévus, soit une diminution de 48,7 milliards FCFA.
Lire aussi : Fitch Ratings juge le budget 2026 du Gabon "irréaliste" et met en garde contre un risque de surendettement
Pour compenser, les dépenses globales de l’État sont réduites de près de 14 %, passant à 5 180milliards FCFA. Ce repli est principalement porté par les dépenses d’investissement qui sont désormais prévues à 1 200 milliards FCFA en baisse drastique de 45,6% par rapport au départ, « résultant principalement de la restructuration du portefeuille dont certaines études préalables ont été jugées incomplètes », a soutenu Louise Pierrette Mvono, ministre de la Planification et de la Prospective devant les sénateurs.
Lire aussi : Budget 2026 : le Gabon envisage 63 milliards FCFA en plus pour développer 4 sites aurifères
Les charges detrésorerie et de financement sont revues à 1 336,2 milliards FCFA, en légèrebaisse de près de 3 % par rapport aux 1 375,4 milliards initialement prévus.L’essentiel de ces enveloppes, soit environ 98 % du montant total (1 309,2milliards FCFA), reste exclusivement consacré à l’amortissement de la dette.

