Les autorités équatoguinéennes ont engagé une reprise en main de plusieurs dossiers impliquant de grands groupes étrangers opérant dans le pays, notamment CFAO Motors et l’entreprise portugaise Guinaco, dans un contexte de renforcement des contrôles fiscaux et administratifs. Le vice-président Teodoro Obiang Nguema Mangue a réuni le 20 mai le Premier ministre ainsi que les ministres du Commerce et des Finances afin d’examiner la situation de ces deux groupes implantés depuis plusieurs décennies en Guinée équatoriale.
« Le gouvernement appelle lesdites entreprises à régulariser leurs situations fiscales et statutaires », indique un communiqué officiel publié à l’issue de la réunion, évoquant notamment une note verbale transmise par l’ambassade de France.
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Selon les autorités, CFAO Motors continuerait d’opérer sous les statuts de son ancienne dénomination SEGAMI malgré une demande de régularisation formulée depuis plus d’un an. En conséquence, l’entreprise a fait l’objet d’un scellement temporaire le 21 mai dans l’attente de la mise à jour de ses documents administratifs. Le dossier de Guinaco apparaît plus sensible sur le plan fiscal. Spécialisée dans la grande distribution alimentaire, l’entreprise portugaise serait redevable de plusieurs taxes industrielles impayées depuis des années, pour un montant supérieur à 13 milliards FCFA selon le gouvernement.
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Les autorités considèrent notamment que l’utilisation de chambres froides et d’installations de conservation place l’entreprise dans la catégorie des sociétés industrielles soumises à une fiscalité spécifique. Déjà fermée depuis plusieurs mois, la chaîne de supermarchés reste au centre des discussions entre Malabo et les responsables de l’entreprise. Malgré la fermeté affichée, l’exécutif équato-guinéen cherche à éviter une détérioration du climat des affaires dans un contexte régional marqué par une forte concurrence pour attirer les investissements étrangers.
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Le vice-président s’est ainsi opposé à une fermeture définitive d’entreprises ayant contribué à l’emploi et à l’approvisionnement du pays avant l’épuisement des voies de dialogue. « La Guinée équatoriale continuera d’être un pays ouvert à l’investissement, à l’entrepreneuriat et aux partenaires économiques qui contribuent au développement national, dans le respect des lois de la République », a déclaré Teodoro Obiang Nguema Mangue.
Cette séquence intervient alors que les investissements directs étrangers dans le pays restent sous pression. Selon les données de la United Nations Conference on Trade and Development, les flux d’IDE vers la Guinée équatoriale sont passés de 1,3 milliard de dollars en 2020 à environ 142 millions en 2023, avant de remonter timidement à 188 millions de dollars en 2024.
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