Huit ans après la pose de sa première pierre par feu le président Idriss Déby Itno, la Société tchadienne de dépôt pétrolier (STDP) a procédé, le 1er septembre 2026, à la réception définitive de son premier dépôt pétrolier. L'infrastructure, réalisée par la société française Parlym International, a été inaugurée sous la présidence de Djalila Abdoulrahim, directrice générale de la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT) et présidente du conseil d'administration de la STDP. Dans un communiqué, la STDP ce dépôt pétrolier « constitue une infrastructure majeure pour le renforcement des capacités nationales de stockage et l'amélioration de la disponibilité des produits pétroliers sur le marché national ».
Implanté à Djarmaya (province du Hadjer-Lamis), à une trentaine de kilomètres de N'Djamena la capitale, le site s'étend sur 40 hectares. Il comprend une zone de stockage, des postes de chargement et de déchargement, une pomperie, des dispositifs anti-incendie, ainsi qu'un bloc administratif. Directement relié à l'unique raffinerie du pays par trois pipelines, le site offre une capacité totale de 36 millions de litres (36 000 m³), répartis en 20 millions de litres de gazole, 10 millions de litres d'essence et 6 millions de litres de carburant aviation (Jet A1).
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Prévu initialement pour une durée de dix-huit mois lors de son lancement en juillet 2018, le projet affichait un investissement prévisionnel de 13 milliards de FCFA. Les autorités n'ont toutefois pas communiqué le coût final de réalisation à l'issue de ce chantier finalement étalé sur huit années. Cette mise en service devrait permettre au Tchad d'atténuer les tensions d'approvisionnement et de consolider la constitution progressive de ses stocks de sécurité.
Cette inauguration intervient dans un contexte de tensions et de fluctuations sur le marché aval tchadien. Entre avril et juillet 2026, la production de la raffinerie locale a soutenu l'offre en gazole (oscillant entre 25,7 et 28,9 millions de litres par mois) et en essence (de 27,1 à 28,3 millions de litres par mois), malgré un fléchissement de 3 à 9 % en fin de période. Dans le même temps, les importations acheminées par les trois corridors régionaux (Cameroun, Niger, Nigeria) ont fortement progressé pour le gazole, passant de 4,46 millions de litres en mai à 12,7 millions en juin (+65 %), puis à 14,5 millions en juillet (+12 %). La consommation nationale globale s'est maintenue à un rythme élevé, les volumes de gazole franchissant le cap des 40 millions de litres par mois en juin et juillet, tandis que le gaz butane (GPL) affichait une progression de 7,5 % en juillet, pour atteindre 8,78 millions de kilogrammes. N'Djamena se dote ainsi d'une infrastructure de stockage stratégique.
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