Le lancement effectif de la phase de construction du projet hydroélectrique de Kikot (500 MW) et de ses lignes de transport associées est désormais prévu pour 2028, pour une mise en service projetée en 2033, selon le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029 présenté au Parlement par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Si des sources proches du dossier font savoir que tout reste en discussion, cette nouvelle échéance décale pour le moment, d’un an le calendrier jusque-là envisagé. En juillet 2025, le gouvernement tablait encore sur un lancement du chantier dès 2027.
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Le projet fait également l'objet d'une révision de son coût. Son budget prévisionnel est désormais estimé à 872 milliards de FCFA, contre 1 050 milliards auparavant, soit une baisse de 178 milliards de FCFA (-17 %). Les autorités n'ont fourni aucune explication sur cette nouvelle estimation. Les documents budgétaires indiquent toutefois que l'État camerounais devrait mobiliser environ 150 milliards de FCFA dans le cadre du financement du projet. Ce nouveau calendrier traduit une approche plus prudente, alors que les études techniques, environnementales et financières se poursuivent et que le bouclage financier reste attendu.

Malgré ce report, le projet a enregistré plusieurs avancées ces derniers mois. En mai 2025, l'État a procédé à la déclaration d'utilité publique et à la réquisition de 527 hectares destinés à accueillir les ouvrages. En 2026, l'État du Cameroun et EDF International, qui détiennent chacun 50 % de la société de projet Kikot-Mbebe Hydro Power Company (KHPC), ont converti une partie de leurs créances en capital, portant les fonds propres de l'entreprise de 5,38 milliards à 9,53 milliards de FCFA.
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Avec une puissance installée de 500 MW, Kikot deviendra, à son entrée en exploitation, la plus grande centrale hydroélectrique du Cameroun, devant Nachtigal (420 MW), avant l'éventuelle réalisation du barrage de Chollet (600 MW). Le projet prévoit la construction de six groupes de production sur le fleuve Sanaga ainsi qu'une ligne de transport de 400 kV d'environ 40 kilomètres, destinée à raccorder la centrale au Réseau interconnecté Sud.
L'infrastructure est considérée comme l'un des piliers de la stratégie énergétique du Cameroun. À fin 2025, le pays disposait d'une capacité électrique installée d'environ 2 280 MW, loin de l'objectif gouvernemental de 5 000 MW à l'horizon 2030. Développé sous la forme d'un partenariat public-privé (PPP), le projet doit contribuer à réduire ce déficit de production, même si les modalités définitives de la concession restent à finaliser.
Pour rappel, le projet d'aménagement hydroélectrique de Kikot-Mbebe, actuellement en phase de développement, a été lancé en 2021 et se poursuit avec les études de faisabilité. Les prochaines étapes, indiquent des sources au sein de l'entreprises, visent la réunion des prêteurs pour s’accorder sur la mise à jour de la dynamique de développement du Projet jusqu'au closing financier. A ceci viendront s'ajouter e lancement des appels d'offres auprès des entreprises de construction déjà présélectionnées sur les lots de GC, électromécanique et ligne et poste d’évacuation, et le démarrage effectif des travaux de construction.
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