Le Gabon a signé un nouveau programme de 150 millions de dollars avec la Banque mondiale, selon un communiqué du ministère de l’Économie publié le 29 avril, à l’issue des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington.
Ce financement, qui porte à 600 millions de dollars l’engagement total de l’institution dans le pays, doit soutenir des projets dans l’eau, l’assainissement et l’électricité. Dans ce même communiqué, les autorités gabonaises indiquent que le Fonds monétaire international (FMI) a salué les récentes opérations de mobilisation de fonds menées par le pays, qui ont permis « d’assurer une gestion active de la trésorerie, de soutenir le programme d’investissements publics et de répondre aux urgences sociales ».
En effet, mi-avril, le Gabon a conclu un accord avec le négociant pétrolier Trafigura, lui permettant de mobiliser des ressources immédiates sans gager ses cargaisons, dans une opération qui a suscité plus de 3,3 milliards de dollars d’offres. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large, incluant notamment une levée de 100 milliards de FCFA sans décote sur le marché domestique et l’opération “Mouélé” (1 400 milliards FCFA), portant l’ensemble des mobilisations récentes à environ 4 300 milliards de FCFA.
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Audit de la dette : vers une clarification des engagements
Au-delà de ce soutien, la question de la dette publique a occupé une place centrale dans les échanges avec le FMI. Le gouvernement annonce la mise en place prochaine d’une commission chargée de conduire un audit exhaustif des engagements de l’État, afin d’en établir le niveau réel. Selon le ministère, cette démarche vise à « reconstituer le niveau réel des engagements de l’État », dans un contexte marqué par « la non-exécution de certains projets, le non-transfert de certaines ressources dans les comptes du Trésor » ainsi que des « manquements contractuels et des irrégularités dans l’enregistrement de la dette » observés entre 2016 et 2023.
À l’issue de cet audit, prévu sur deux à trois mois, les autorités entendent distinguer les engagements effectivement valides de ceux qui ne répondent pas aux standards de gestion des finances publiques. « Les engagements répondant aux critères seront systématiquement intégrés dans la dette publique, tandis que ceux qui ne respectent pas les principes feront l’objet d’un traitement approprié », précise le communiqué.
Cette initiative, menée avec l’appui du FMI, a été « soutenue » par les équipes de l’institution, selon les autorités gabonaises, qui évoquent par ailleurs une « convergence de vues » avec leurs partenaires sur les priorités économiques et financières du pays.
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