La Guinée équatoriale et la compagnie énergétique portugaise Galp Energia ont signé le 27 mai à Malabo un mémorandum d’entente portant sur l’évaluation du potentiel pétrolier des blocs offshore EG-02, EG-09 et H, situés au large de l’île de Bioko, selon le gouvernement. Les modalités d’acquisition, les caractéristiques techniques et les périmètres exacts des blocs n’ont pas été divulgués. Ce que l’on sait, c’est que ces permis sont situés à proximité des champs gaziers Aseng et Alen, sur le bloc EG-08 opéré par Chevron, ainsi que de plusieurs blocs en cours d’évaluation par Eni et du périmètre d’opérations de Vaalco Energy.
L’accord prévoit la réalisation d’études de prospective et d’analyses techniques avant une éventuelle signature d’un contrat de partage de production. Les sociétés nationales Gepetrol et Sonagas ont été chargées de transmettre à Galp Energia les données techniques et géologiques relatives aux trois permis. Cette opération marque la première entrée de Galp Energia en Guinée Equatoriale et plus largement dans la zone Cemac. Le groupe portugais devient la septième compagnie internationale à afficher son intérêt pour les permis promus par Malabo dans le cadre de la campagne de promotion de 24 blocs pétroliers lancée par gouvernement l’an dernier, en cours jusqu’en novembre 2026.
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De l'autre côté, son voisin le Cameroun n'en a attiré que deux, parmi lesquelles Murphy Oil. Avant Galp, Eni, ConocoPhillips, Chevron, Panoro Energy, Antler Global et Meren Energy avaient déjà obtenu des blocs. Une étude menée en 2019 par la société spécialisée en recherche géologique et études sismiques Geoex avait qualifié de prometteurs ces blocs désormais attribués à Galp Energia.
La possible entrée en production du nouvel opérateur dans les années à venir, devrait booster la production pétrolière du pays, en baisse ces dernières années. Selon le dernier rapport de l’OPEP, la production de la Guinée équatoriale, plus petit producteur du cartel, s’est établie à 50 000 barils par jour en avril, contre 57 000 barils par jour en 2024 et près de 300 000 barils par jour au pic de production du pays. Les autorités et les opérateurs ont souvent attribué ce recul au vieillissement des champs et au ralentissement des investissements dans l’exploration et le développement de nouveaux projets, affectant directement les recettes publiques. Les hydrocarbures représentent encore plus de 70% des revenus budgétaires du pays.
Déjà présent en Namibie, à São Tomé-et-Príncipe, au Brésil et au Portugal, Galp Energia dispose d’un portefeuille de 23 projets en amont pétrolier et revendique une production cumulée de 111 000 barils équivalent pétrole par jour en 2025. La multinationale de 27 ans d’activité est composée de plus de 100 entreprises engagées dans tous les aspects de l'approvisionnement en pétrole et en gaz naturel, l'exploration et la production d'hydrocarbures ; le raffinage, etc.
Pour le gouvernement équatoguinéen, ce nouvel accord positionne sur les blocs pétroliers du pays, lui permettant d'attirer de nouveaux investissements et de renforcer la confiance des principaux opérateurs énergétiques dans le pays.
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