Le gouvernement centrafricain prévoit de réviser son Code forestier courant 2026 afin d’améliorer la mobilisation des revenus extractifs, attendus en hausse d’environ 13 %, à 177,1 milliards FCFA contre 157,4 milliards en 2025, selon le FMI. Cette orientation, évoquée depuis plusieurs années, est confirmée par le dernier rapport de l’ITIE, qui souligne la nécessité de renforcer la gouvernance du secteur.
Cette dynamique, portée par la Direction générale des Eaux et Forêts (DGEF), repose sur la montée du bois, devenu le principal levier des recettes extractives. Les revenus forestiers sont passés de 54,6 milliards FCFA en 2023 à 64,8 milliards en 2024 puis 74,2 milliards en 2025, et devraient atteindre 81,1 milliards en 2026, soit plus de la moitié du total, loin devant le diamant et les autres ressources (28,6 milliards FCFA cumulés). La progression devrait se poursuivre avec 117 milliards FCFA attendus en 2028, 138,3 milliards en 2029 et 149,1 milliards en 2030, pour des revenus extractifs globaux projetés à plus de 300 milliards FCFA.
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Pour soutenir cette trajectoire, Bangui veut corriger des faiblesses structurelles pointées par l’ITIE, notamment l’absence de cadre juridique pour un registre des titres forestiers. Le dispositif actuel, tenu sous format bureautique, ne retrace ni l’historique des permis ni leurs échéances, limitant la traçabilité, le contrôle des exploitations et, in fine, la sécurisation des recettes publiques.
Cette réforme s’inscrit dans l’objectif de porter la contribution des industries extractives de près de 1 % à plus de 5 % du PIB d’ici 2030. Elle intervient après un durcissement des contrôles dans l’or début 2026, marqué par la suspension de coopératives et une hausse de la fiscalité, dans un contexte de progression des cours du métal jaune au-delà de 5 000 dollars l’once. La capacité de l’administration à faire appliquer ces mesures, dans un secteur encore largement informel et contraint sur le plan sécuritaire, reste toutefois un défi majeur.
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