La nomination est désormais actée. Stéphane Richard devient le nouveau président de l’Olympique de Marseille, tournant une page dans la gouvernance du club détenu par l’homme d’affaires américain Frank McCourt. Il succède à Pablo Longoria (2021-2026). Son arrivée intervient dans un contexte financier sous tension, le club affichant près de 100 millions d’euros de pertes selon les données de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), tout en restant engagé dans une quête de stabilité et de performance sportive.
En conférence de presse ce vendredi, le nouveau président du club phocéen a fixé les lignes directrices de son mandat. « L’OM, c’est un peu le lieu où convergent deux passions de ma vie : Marseille et le football », a-t-il déclaré, évoquant un « dream job (travail de rêve) pour moi ». Insistant sur les enjeux sportifs, il a estimé que « tout était encore possible », notamment une qualification en Ligue des champions, tout en rappelant l’exigence d’un modèle économique viable. « Il n’y a pas de modèle soutenable dans le temps sans prendre en compte ce modèle économique », a-t-il averti, se présentant comme un « homme-orchestre » appelé à arbitrer les décisions stratégiques, notamment lors d’un mercato estival jugé « capital ».
Football et télécoms
Au-delà du terrain, cette nomination s’inscrit dans une séquence de repositionnement pour Stéphane Richard. Depuis le 31 mars 2026, il siège au conseil d’administration de MTN Group aux côtés de quatre administrateurs indépendants, dans le cadre du renforcement de la gouvernance du groupe sud-africain et de sa stratégie « Ambition 2030 ». Cette arrivée intervient alors que MTN accélère ses investissements, notamment avec un projet de rachat total de IHS Holding valorisé à 6,2 milliards de dollars, visant à renforcer son contrôle sur les infrastructures télécoms africaines.
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Âgé de 63 ans, diplômé de HEC et ancien élève de l’ENA, Stéphane Richard a dirigé Orange pendant plus d’une décennie, de 2009 à 2022. Sous son mandat, l’opérateur a consolidé ses positions face à une concurrence accrue, en France comme à l’international. Le pari sur la fibre s’est traduit par 5,6 millions de clients et 58 % des lignes déployées dans l’Hexagone, illustrant une stratégie d’investissement massif destinée à sécuriser un avantage concurrentiel durable. Ce bilan reste toutefois contrasté, marqué par sa démission à la suite de sa condamnation dans l’affaire Tapie.









