En juillet 2026, l’inflation en Guinée équatoriale s’est établie à 2,4 %, contre 2,3 % en juin, soit une hausse de 0,1 point. Bien qu’en légère hausse de 0,1 point de pourcentage en un mois, les données de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Inege), montrent que le taux reste sous le seuil de convergence de 3 % fixé par la CEMAC, qu’il n’a plus atteint depuis le second semestre de l’année 2025. La progression du prix à la consommation est passée de 2,9 % en août, puis à 2,8 % en septembre, 2,6 % en octobre et 2,4 % en novembre, avant d’osciller entre 2,2 % et 2,4 % depuis le début de 2026.
Deux dynamiques soutiennent ce maintien sous le seuil, selon le rapport. D'une part, l'inflation des produits importés a nettement ralenti, passant de 3,4 % en juillet 2025 à 3 % en juillet 2026. D'autre part, celle des produits locaux a reculé plus fortement encore, de 2,8 % à 1,9 % sur la même période. Par secteur d'activité, le repli est particulièrement marqué dans le secteur tertiaire, dont le rythme de hausse des prix est passé de 6,0 % à 1,1 % en un an, ainsi que dans le secteur primaire, de 6,2 % à 3,5 %. Seul le secteur secondaire fait exception, avec une accélération de 2,0 % à 4,1 %.

Pour contenir l’inflation et lutter contre la vie chère, le gouvernement applique une stratégie principalement axée sur la régulation des prix des denrées de base. Les autorités Équatoguinéennes ont mis en place un accord d'approvisionnement stratégique avec ses principaux fournisseurs internationaux afin d’acheter directement des denrées alimentaires de première nécessité en gros qui sont revendus ensuite aux grossistes locaux à des prix subventionnés. En contrepartie, les distributeurs s'engagent à commercialiser ces produits auprès des ménages à des prix modérés afin de casser la spéculation sur les marchés.
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Selon la Note sur l’inflation dans les pays de la CEMAC en 2025, cette mesure permet « de négocier directement avec les producteurs internationaux pour approvisionner les grossistes à prix unique afin d’éviter la spéculation, tout en renforçant le contrôle des prix par des brigades ».
Les villes les plus chères
La stabilité nationale masque toutefois des écarts marqués entre villes. En juillet 2026, Malabo et Ebibeyin sont les villes où la vie coûte le plus cher en Guinée équatoriale, affichant chacune une inflation de 4,3 %. À Malabo, l’inflation est principalement portée par le transport (+9,2 %) et la santé (+5,8 %) tandis qu’à Ebibeyin, le coût des soins de santé progresse de 14,1 %, devant les équipements du logement (+5,8 %) et le transport (3,7%). À l’inverse, le prix à la consommation final évolue de façon plus modérée dans les autres grandes villes à l’instar de Bata (+0,4%), Mongomo (+1,2%) et Evinayong (+2%). Une progression principalement soutenue par la hausse du coût du transport selon les données de l’INEGE. Ce renchérissement est adossé à la pénurie de carburant qui a touché le pays pendant près de deux semaines en juillet, poussant les autorités à réunir les opérateurs du secteur pétrolier pour en déterminer les causes.
Inès Marie Nga (stagiaire)











