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Cemac : Les crédits à l’économie en repli au 1er semestre 2019

Selon la Beac, le volume de nouveaux crédits accordés par les établissements de crédit de la sous-région se chiffre à 3 471 milliards FCFA. En cause, selon la banque centrale, la crise financière provoquée par la chute des cours du pétrole

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) a rendu publique, le 12 août 2020, la dernière édition du Bulletin des Statistiques sur les Coûts et Conditions du Crédit dans la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Cette revue, qui en est à sa sixième édition, et qui «fournit au grand public des indicateurs mensuels sur les valeurs, les prix et les maturités des nouveaux concours distribués par les établissements de crédit de la zone. Il couvre l’ensemble des concours bancaires octroyés dans les pays de la CEMAC (Cameroun, République Centrafricaine, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad)», selon le mot du gouverneur de la Beac, Abbas Mahamat Tolli, porte sur les crédits octroyés entre le 1er janvier et le 30 juin 2019.

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«Pour l’ensemble des pays, ces crédits ont observé un léger recul par rapport à leur niveau atteint au premier semestre de l’année précédente (ils sont ainsi passés de 3 811,2 milliards FCFA au premier semestre 2018 à 3 471 milliards au premier semestre 2019). La crise financière qui sévit dans la sous-région, induite par la chute des cours du pétrole expliquerait en partie, cette baisse. Nonobstant les nouveaux instruments mis en place par la Banque Centrale pour redynamiser le marché interbancaire, l’offre de crédit a connu un frein au cours de la période sous-revue», constate d’entrée de jeu le Gouverneur de la Beac.

Taux effectifs globaux

«Durant cette période, précise le document, le volume de nouveaux crédits accordés par les établissements de crédit se chiffre à 3 471 milliards FCFA, dont 2 985,2 milliards de crédits par caisse et 485,7 milliards d’engagements par signature. Pour l’ensemble des six pays, l’essentiel de l’offre de crédits demeure le fait des banques commerciales (99,1 % de l’encours total) ; l’activité des établissements financiers demeurant encore marginale». La revue nous apprend aussi que «globalement, le flux moyen du crédit se situe à 500 milliards avec un creux observé au mois de février (416,7 milliards) et un pic en avril 2019 (592,2 milliards)».

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L’on apprend encore de ce document que «Sur la période sous-revue, 79,05 % des crédits accordés sont à court terme, 16,33 % à moyen terme et 4,62 % à long terme. Par bénéficiaire, la répartition de ces concours se présente comme suit : 9,01 % aux administrations publiques, 15,56 % aux PME, 64,25% aux grandes entreprises et 11,02 % en faveur des particuliers».

S’agissant des coûts des nouveaux crédits mis en place, et toujours selon le document, la République Centrafricaine suivie du Congo ont affiché les taux effectifs globaux (TEG) moyens les plus élevés sur les crédits à court terme, avec respectivement 15, 6 % et 10,56 %. «Quant aux crédits à moyen terme, la RCA affiche toujours le TEG le plus élevé suivie du Gabon et de la Guinée Equatoriale (avec respectivement 18,24 % ; 16,03 % et 11,8 %). En revanche, pour les concours à long terme, le Congo a enregistré le taux le plus haut soit 16,42 %, suivi de la RCA (15,99 %) et du Gabon (11,79 %)», écrit encore le document.

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