La bataille autour de l’héritage de Pascal Monkam a franchi une nouvelle étape, avec l’entrée en vigueur d’une décision judiciaire plaçant sous séquestre les loyers du marché Ndokoti, l’un des plus importants centres commerciaux privés de Douala qui appartenait à l’homme d’affaires Camerounais.
Selon des documents consultés par EcoMatin, une administratrice séquestre, l’experte financière Peggy Kapche Bogne, a été chargée de collecter et de gérer l’ensemble des 300 loyers versés par les commerçants du site. Les locataires ont reçu instruction de reverser leurs paiements dans un compte séquestre ouvert à Afriland First Bank. L’administratrice, elle, percevra 3 % des sommes collectées au titre de ses honoraires.
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Cette mesure découle d’une ordonnance du Tribunal de première instance de Douala-Ndokoti rendue le 21 septembre 2022, confirmée par la Cour d’appel du Littoral en décembre 2024. Sa mise en œuvre n’intervient toutefois qu’à présent, la copie exécutoire du jugement n'ayant été délivrée que récemment, souligne une source proche du dossier.
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Le tribunal a justifié sa décision par l’existence d’un litige opposant certains héritiers sur les revenus tirés du centre commercial, propriété du groupe familial. Le séquestre restera en place « jusqu’à l’issue définitive du règlement de la succession » ou d’un accord entre les parties, précise l’ordonnance.
Jusqu’ici, le centre commercial était géré par Josiane Monkam, l’une des héritières. La procédure de séquestre a, elle, été initiée par Alain-Christian Monkam. Depuis le décès de son père, ce dernier, qui craint une dilapidation du patrimoine, a saisi la justice afin de garantir une administration neutre.
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Décédé en février 2021, Pascal Monkam, fondateur du groupe éponyme et figure emblématique de l’hôtellerie et du commerce au Cameroun, laisse derrière lui un vaste patrimoine composé notamment des hôtels La Falaise à Douala et Yaoundé, du centre commercial de Ndokoti, de biens fonciers à Bakassa et dans plusieurs grandes villes du pays, d’un complexe hôtelier en Afrique du Sud, ainsi que de nombreux comptes bancaires. Ce patrimoine conséquent, a rapidement fait l’objet de vives tensions entre les héritiers, entraînant plusieurs recours judiciaires.














